Le Sri Lanka, qui importe tout son pétrole, n'a que 6 semaines de réserves, selon nos confrères de BFM Business. Les autorités ont annoncé ce lundi 16 mars une réduction de la durée de la semaine de travail à quatre jours afin de préserver les maigres réserves de carburant du pays et se préparer à une guerre prolongée au Moyen-Orient.

Le conflit au Moyen-Orient perdure, et les stocks de carburants s'amenuisent. Alors, pour préserver ses maigres réserves, les autorités du Sri Lanka ont décidé de prendre des mesures drastiques pour réduire la consommation de carburant. Le commissaire général aux services essentiels, Prabath Chandrakeerthi, a déclaré que les institutions publiques ne fonctionneraient plus que quatre jours par semaine à partir de mercredi.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Sri Lanka a réduit sa semaine de travail à 4 jours pour économiser le carburant.
  • Les réserves de carburant du pays suffisent pour environ 6 semaines.
  • Le gouvernement a instauré un rationnement du carburant, limitant chaque automobiliste à 15 litres d'essence ou de diesel par semaine.

Contexte économique

Le Sri Lanka achète des produits pétroliers raffinés à Singapour, en Malaisie et en Corée du Sud, le pétrole brut destiné à sa raffinerie construite par l'Iran provenant du Moyen-Orient. Le gouvernement a averti qu'une escalade des combats au Moyen-Orient et une guerre prolongée pourraient sérieusement compromettre ses efforts pour sortir de la crise économique de 2022.

Le Sri Lanka a fait défaut sur sa dette extérieure de 46 milliards de dollars en 2022 après que le pays a épuisé ses réserves de devises. Depuis, il a obtenu un plan de sauvetage du FMI de 2,9 milliards de dollars.

Mesures d'austérité

Les autorités ont également suspendu toutes les cérémonies publiques et demandé aux fonctionnaires de travailler à domicile lorsque cela est possible, également pour économiser le carburant. Prabath Chandrakeerthi a déclaré que « nous demandons également au secteur privé de suivre cet exemple et de décréter désormais chaque mercredi jour férié ».

Le président du Sri Lanka, Anura Kumara Dissanayake, a précisé que les services essentiels, tels que les hôpitaux, les ports et les services d'urgence, continueraient de fonctionner normalement. Il a également souligné que « nous devons nous préparer au pire, tout en espérant le meilleur ».

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour le Sri Lanka, qui doit gérer ses réserves de carburant avec prudence. Le gouvernement devra trouver des solutions pour augmenter ses réserves et réduire sa dépendance au pétrole importé. La situation reste incertaine, mais les autorités semblent déterminées à prendre des mesures pour atténuer les effets de la crise.

En conclusion, la situation au Sri Lanka est complexe et exige une gestion prudente des ressources. Les mesures prises par le gouvernement pour réduire la consommation de carburant sont nécessaires, mais il faudra attendre pour voir si elles seront suffisantes pour résoudre la crise.