Selon nos confrères de Franceinfo - Santé, le téléphone peut réellement interférer avec les rapports sexuels, ce qui pourrait contribuer à la baisse de la natalité. Une étude américaine a révélé que la natalité aurait chuté de 22 % aux États-Unis au moment où l’iPhone est apparu.

Ce phénomène est attribué au fait que le téléphone a pris une place importante dans notre vie de couple, nous distrayant ainsi de notre partenaire. « Parfois, on scrolle côte à côte, mais on se reprend et on dit qu’on arrête », confie un couple de passants. De plus, certains osent avouer que le téléphone peut refroidir les ardeurs plus intimes. « Le téléphone peut vraiment interférer avec les rapports sexuels parce que ça fatigue les yeux, le cerveau… », reconnaît une femme.

Ce qu'il faut retenir

  • La natalité a chuté de 22 % aux États-Unis depuis l'apparition de l'iPhone.
  • Le téléphone peut interférer avec les rapports sexuels en fatiguant les yeux et le cerveau.
  • 40 % des couples interrogés disent avoir déjà retardé ou annulé un rapport sexuel parce que l’un des deux était absorbé par son smartphone.

Impact du téléphone sur les relations intimes

Les études sont formelles : le portable crée un ménage à trois numérique en formant deux bulles individuelles. Cela peut entraîner une baisse de la qualité des relations intimes, car les couples passent plus de temps à regarder leur téléphone qu’à interagir ensemble. De fait, 20 % des personnes reconnaissent avoir déjà interrompu un rapport sexuel pour regarder leur téléphone portable.

Cette action de scroller sur son smartphone pourrait-elle remplacer le sexe ? Dans notre cerveau, les deux empruntent le même chemin : le circuit de la récompense. Le téléphone génère des micropics de dopamine en continu, tandis que le sexe provoque une libération massive d’hormones plus intense, mais espacée dans le temps. « Lorsqu’on est régulièrement abreuvé de cette manière, on peut penser qu’on a ce qu’il faut et on ne va pas chercher autrement les choses. Donc la compétition vire finalement à l’avantage plutôt du smartphone avec les contenus versus la relation intime et sexuelle », détaille le Pr Amine Benyamina, professeur en addictologie et psychiatrie, auteur de « Promis, demain j’arrête ! ».

Conséquences sur la natalité

Moins de relations intimes et en parallèle, moins d’envie tout court de faire des enfants. À l’échelle mondiale, l’arrivée du smartphone dans les années 2010 a provoqué une baisse de la natalité. Oscar Bockel, auteur de « La bombe de la dénatalité », a analysé comment le smartphone, en nous faisant entrevoir des voyages, des carrières et d’autres niveaux de vie, a fait reculer ce désir d’enfant : « Il y a un ensemble de critères qui deviennent des priorités, et l’enfant est repoussé. Il est repoussé parfois aux calendes grecques, précisément quand on aura tout. Ça devient un peu la cerise sur le gâteau. Les réseaux sociaux ont un effet massif là-dessus. » Pour 80 % des utilisateurs, le téléphone est la dernière chose qu’ils touchent avant de s’endormir.

Et maintenant ?

Il est important de prendre conscience de l’impact que notre utilisation du téléphone peut avoir sur nos relations intimes et notre désir d’avoir des enfants. Les prochaines études pourraient explorer plus en profondeur les conséquences de cette tendance et les moyens de prévenir une baisse plus importante de la natalité. Pour l’instant, il est essentiel de trouver un équilibre entre notre vie numérique et notre vie personnelle pour maintenir des relations saines et épanouissantes.

Les recherches futures devraient également se concentrer sur les moyens de réduire la dépendance aux téléphones portables et de promouvoir des interactions plus significatives entre les individus. Cela pourrait impliquer des campagnes de sensibilisation, des ateliers pour apprendre à gérer son temps d’écran, ou même des applications conçues pour encourager les interactions sociales en face à face.

En conclusion, l’impact du téléphone sur les rapports sexuels et la natalité est un sujet complexe qui nécessite une attention particulière. En comprenant mieux les facteurs qui contribuent à cette tendance, nous pouvons travailler ensemble pour créer un environnement plus propice aux relations intimes et à la croissance démographique.