Face à l’inflation qui touche particulièrement les produits carnés, le thon en conserve émerge comme une solution à la fois nutritive et abordable. Selon Top Santé, ce poisson gras affiche un profil protéiné comparable à celui du poulet, pour un coût deux fois inférieur. Une option qui séduit de plus en plus de ménages soucieux de préserver leur budget alimentaire sans sacrifier la qualité nutritionnelle.
Ce qu'il faut retenir
- Le thon en conserve offre une teneur en protéines similaire à celle du poulet, soit environ 25 à 30 grammes pour 100 grammes, selon Top Santé.
- Son prix moyen oscille entre 2,50 € et 4 € la boîte de 80 à 120 grammes, contre 6 à 10 € pour une portion équivalente de poulet.
- Riche en oméga-3, ce produit se distingue par son rapport qualité-prix et sa facilité de conservation.
- Les ménages français consacrent en moyenne 12 % de leur budget alimentaire aux protéines animales, un poste de dépenses en hausse depuis 2023.
- Les nutritionnistes recommandent une consommation de poisson deux à trois fois par semaine pour couvrir les besoins en protéines et en acides gras essentiels.
Une alternative protéinée face à la hausse des prix de la viande
Depuis 2023, les prix de la viande ont connu une augmentation moyenne de 15 à 20 %, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Dans ce contexte, le thon en conserve représente une aubaine pour les consommateurs. Top Santé souligne que ce produit, souvent boudé pour son côté « basique », mérite d’être réévalué. « Le thon en boîte est une source de protéines complètes, avec tous les acides aminés essentiels, et il est bien moins cher que la viande », précise un nutritionniste cité par le média. Autre atout : sa longue conservation, qui permet de l’intégrer facilement dans des recettes variées, des salades aux pâtes en passant par les sandwichs.
Contrairement aux idées reçues, le thon en conserve n’est pas dénué de qualités nutritionnelles. Riche en oméga-3, en vitamines D et B12, ainsi qu’en minéraux comme le sélénium ou l’iode, il contribue à couvrir une partie des apports journaliers recommandés. « Côté santé, c’est un excellent compromis, surtout pour les personnes qui limitent leur consommation de viande rouge », ajoute l’expert interrogé par Top Santé.
Un coût deux fois inférieur à celui du poulet pour un apport similaire
Le prix est le principal argument en faveur du thon en conserve. Une boîte de 80 grammes de thon au naturel coûte en moyenne 2,80 €, contre 6,50 € pour une portion équivalente de blanc de poulet. Même en tenant compte des variations selon les marques et les enseignes, l’écart reste significatif. Top Santé rappelle que cette différence s’explique en partie par les coûts de production et de distribution, bien moins élevés pour le poisson en conserve que pour la viande fraîche.
Pour les ménages modestes, cette économie peut représenter plusieurs dizaines d’euros par mois. « Sur une année, une famille de quatre personnes pourrait économiser jusqu’à 300 € en remplaçant une partie de sa consommation de viande par du thon en conserve », calcule l’étude citée par Top Santé. Une somme non négligeable, alors que l’inflation continue de peser sur le pouvoir d’achat.
Des limites à prendre en compte pour une alimentation équilibrée
Malgré ses atouts, le thon en conserve ne doit pas être consommé de manière exclusive. Les experts recommandent de varier les sources de protéines pour éviter les carences ou les excès. « Le thon est une bonne option ponctuelle, mais il ne faut pas en abuser en raison de sa teneur en sodium et en mercure », met en garde un diététicien interrogé par Top Santé. Pour limiter les risques, il est conseillé de privilégier les conserves au naturel ou à l’huile d’olive plutôt qu’au sel, et de limiter la consommation à deux à trois fois par semaine.
Autre point de vigilance : la durabilité des stocks de thon. Face à la demande croissante, certaines espèces, comme le thon rouge, sont menacées par la surpêche. Pour préserver l’environnement, les consommateurs peuvent se tourner vers des labels comme MSC (Marine Stewardship Council) ou ASC (Aquaculture Stewardship Council), qui garantissent une pêche responsable. « En choisissant des conserves certifiées, on allie santé, budget et respect de l’océan », souligne Top Santé.
Alors que les étiquettes des supermarchés continuent de peser sur le budget des ménages, le thon en conserve s’impose comme un allié de taille. Reste à savoir si cette solution sera suffisante pour endiguer la baisse du pouvoir d’achat alimentaire, ou si d’autres alternatives, comme les protéines végétales, gagneront en popularité dans les années à venir.
Le thon en conserve et le poulet offrent des profils protéinés comparables, avec environ 25 à 30 grammes de protéines pour 100 grammes. Cependant, le thon est plus riche en oméga-3, en vitamine D et en sélénium, tandis que le poulet contient davantage de vitamine B6 et de phosphore. En revanche, le poulet est moins calorique (environ 165 kcal pour 100 g contre 200 kcal pour le thon) et moins riche en sodium, surtout s’il est consommé sans sel ajouté.
