Les randonneurs qui prévoient de parcourir le tour du Mont-Blanc (TMB) en 2027 devront s'adapter à de nouvelles règles, selon Le Figaro. En effet, les élus des sept communes françaises traversées par ce trek de 170 kilomètres et 10.000 mètres de dénivelé ont acté le principe d’une charte pour en réguler la fréquentation.

Cette décision a été prise le 16 septembre à l’initiative de Jean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervais et président de la communauté de communes Pays du Mont-Blanc, et de François-Xavier Laffin, son homologue de Chamonix, également président de la communauté de communes de la Vallée de Chamonix-Mont-Blanc. Le constat est sans appel : le TMB attire désormais quelque 90 000 trekkeurs chaque année, soit une hausse de près de 50 % depuis la crise sanitaire.

Ce qu'il faut retenir

  • Le tour du Mont-Blanc (TMB) va être soumis à une régulation pour éviter les abus.
  • Les randonneurs devront réserver obligatoirement leurs nuitées en refuge, à l'hôtel, au camping ou dans une aire de bivouac autorisée.
  • Le bivouac sauvage sera interdit au profit d’emplacements dédiés, équipés de toilettes et de points d’eau.
  • Le transport des bagages entre les étapes sera également encadré, avec une restriction aux seuls sacs de trek.
  • Les collectivités envisagent la création d’une «brigade verte» pour faire respecter ces nouvelles règles.

Les conséquences de la fréquentation excessive

Les élus dénoncent les dérives d’un itinéraire devenu victime de son succès, avec des files indiennes sur les sentiers, des campements sauvages aux abords des refuges, des déchets abandonnés dans la nature. Sans compter ces randonneurs qui font transporter leurs grosses valises à roulettes par taxi d’une étape à l’autre, transformant parfois l’aventure en séjour tout compris.

« Le côté open bar, c’est terminé ! » a déclaré Jean-Marc Peillex, selon l’AFP. L’objectif affiché est de mieux organiser la fréquentation du parcours, en tenant compte de la capacité d’accueil des hébergements.

Les mesures prévues

Pour faire respecter ces nouvelles règles, les collectivités envisagent la création d’une «brigade verte», chargée notamment de vérifier les réservations et de veiller au respect des lieux. Le texte élaboré avec les gardiens de refuge, hébergeurs, guides, transporteurs et services de l’État est encore en cours de finalisation.

Daniel Rodrigues, directeur de la Compagnie des guides de Chamonix, a accueilli favorablement le projet, notamment l’encadrement du bivouac sauvage. Il a insisté sur le rôle des accompagnateurs en montagne, alors que certaines agences commercialisent des séjours sur le TMB sans guide, une pratique dont il souligne les risques pour les randonneurs insuffisamment préparés.

Les défis à relever

La mise en œuvre du dispositif soulève encore des questions. Comment contrôler les réservations sur un itinéraire aussi étendu ? Et comment éviter que les restrictions ne déplacent les problèmes vers d’autres secteurs du massif ? Autant de points qui restent à préciser avant la signature de la charte, espérée d’ici la fin de l’année, pour une entrée en vigueur au printemps 2027.

Les collectivités françaises souhaitent associer leurs homologues italiens et suisses à cette démarche, afin d’éviter que les règles ne changent d’une frontière à l’autre.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes seront cruciales pour déterminer l’efficacité de ces nouvelles mesures. Les élus et les acteurs locaux devront travailler ensemble pour mettre en place un système de réservation efficace et pour faire respecter les règles. La signature de la charte est attendue d’ici la fin de l’année, et les premiers effets de ces changements devraient être visibles au printemps 2027.

Les randonneurs qui prévoient de parcourir le TMB en 2027 devront donc être prêts à s’adapter à ces nouvelles règles, pour préserver la beauté et la sécurité de cet itinéraire emblématique.