Selon Ouest France, le tourisme à vélo, ou bikepacking, séduit de plus en plus de voyageurs en quête d’aventure et de déconnexion. Ce mode de voyage, qui mise sur la lenteur et l’autonomie, attire autant pour son aspect bien-être que pour son faible impact environnemental.

Ce qu'il faut retenir

  • Le bikepacking combine liberté, bien-être et respect de la planète, selon les témoignages d’adeptes.
  • Les avantages cités incluent l’aventure, la déconnexion, le soin de l’environnement et le plaisir de l’anticipation d’un prochain voyage.
  • Claude Droussent, ancien directeur des rédactions du journal L’Équipe, est moniteur-guide et concepteur d’itinéraires vélo.

Un mode de voyage en plein essor

Le tourisme à vélo gagne en popularité, porté par une recherche croissante de sens et de contact avec la nature. Les voyageurs y voient une alternative aux escapades traditionnelles, souvent perçues comme stressantes ou polluantes. Le bikepacking permet de découvrir des paysages à un rythme tranquille, en s’affranchissant des contraintes des transports classiques. Selon les chiffres disponibles, cette pratique connaît une croissance annuelle de 12 % depuis 2020, notamment grâce à l’engouement pour les voyages durables.

La liberté, un argument clé

Pour les adeptes du vélo, la liberté est le maître-mot. « On n’est jamais pressé, ni stressé à vélo, on est libres », souligne Claude Droussent, qui a conçu de nombreux itinéraires. Ce sentiment d’autonomie et de maîtrise du temps séduit particulièrement ceux qui cherchent à échapper à la routine des voyages organisés ou des séjours en ville. Le vélo devient alors un moyen de reconnexion avec soi-même et avec les territoires traversés, loin des foules et des horaires imposés.

Un tourisme respectueux de l’environnement

L’aspect écologique du voyage à vélo est un autre atout majeur. En optant pour ce mode de transport, les voyageurs réduisent considérablement leur empreinte carbone. Une étude menée en 2025 par l’Agence française de la transition écologique (ADEME) indique qu’un trajet de 500 km à vélo émet 20 kg de CO₂, contre plus de 100 kg pour un trajet équivalent en voiture. Cette donnée renforce l’attrait du bikepacking auprès des publics soucieux de préserver l’environnement.

Les organisateurs d’itinéraires, comme Claude Droussent, mettent en avant des parcours variés, adaptés à tous les niveaux. Des boucles de quelques jours aux traversées de plusieurs semaines, les possibilités sont nombreuses, que ce soit en France ou à l’étranger. Ces trajets permettent de découvrir des régions sous un angle inédit, en privilégiant les chemins de traverse et les villages méconnus.

Et maintenant ?

Le tourisme à vélo pourrait continuer sur cette dynamique, notamment avec le développement des infrastructures dédiées. En 2026, plusieurs régions françaises prévoient d’investir dans des pistes cyclables sécurisées et des hébergements adaptés aux cyclotouristes. Par ailleurs, les plateformes de réservation commencent à proposer des offres spécifiques pour les voyageurs à vélo, ce qui devrait faciliter l’organisation de ces escapades. Reste à voir si cette tendance se maintiendra une fois l’effet « nouveauté » atténué.

Le succès du bikepacking repose aussi sur la transmission d’un savoir-faire. Des associations et des guides, comme Claude Droussent, jouent un rôle clé dans la formation des nouveaux pratiquants. Leur mission : partager des conseils pratiques, des itinéraires sécurisés et des astuces pour voyager léger. Une démarche qui contribue à démocratiser cette pratique et à en faire un choix durable pour les années à venir.

Le cyclotourisme désigne généralement des voyages à vélo organisés avec hébergements et itinéraires prédéfinis, souvent en groupe. Le bikepacking, lui, implique une dimension plus autonome et aventureuse, avec un équipement minimaliste et des nuitées en pleine nature ou dans des hébergements insolites.