Le trafic aérien dans les aéroports parisiens, notamment Roissy et Orly, a connu une légère baisse au cours des neuf premiers mois de l'année, selon BFM Business. Cette tendance est attribuée à la hausse brutale du coût du kérosène, consécutive à la guerre au Moyen-Orient, qui a obligé les compagnies aériennes à augmenter le tarif des billets d'avion.

Cette situation a poussé le gestionnaire Groupe ADP à revoir ses prévisions à la baisse, indiquant que le trafic devrait légèrement baisser en 2026, alors qu'il tablait initialement sur une hausse de 0,5%. Cette révision à la baisse a été rendue inévitable par la contraction du trafic à Roissy et Orly, qui atteint 0,4% sur les neuf premiers mois de l'année par rapport à la même période de 2025.

Ce qu'il faut retenir

  • Le trafic aérien à Roissy et Orly a baissé de 0,4% au cours des neuf premiers mois de l'année.
  • La hausse du coût du kérosène est la principale cause de cette baisse.
  • Groupe ADP a révisé ses prévisions à la baisse pour 2026.
  • Le trafic a progressé de 1,5% à Roissy-Charles de Gaulle en septembre, mais a reculé de 7,9% à Orly.

Impact de la hausse des prix du kérosène

La guerre au Moyen-Orient a entraîné une augmentation significative du coût du kérosène, ce qui a eu un impact direct sur les compagnies aériennes. Aéroport de Paris a indiqué que le trafic devrait légèrement baisser en 2026 en raison de cette situation. Cette tendance est préoccupante, car elle pourrait avoir des conséquences à long terme sur l'industrie du transport aérien.

En septembre, le trafic a progressé de 1,5% à Roissy-Charles de Gaulle, à 6,224 millions de passagers, tandis qu'il a reculé de 7,9% à Orly, à 2,858 millions de passagers. Cette différence de tendance entre les deux aéroports pourrait être attribuée à des facteurs tels que la capacité d'accueil et les destinations proposées.

Prévisions pour l'avenir

Malgré cette baisse, Groupe ADP maintient ses prévisions de résultats pour l'exercice 2026. Le groupe indique que son excédent brut d'exploitation (EBITDA) courant devrait être « dans le bas de la fourchette », légèrement moins bon qu'en 2025. Cette prudence dans les prévisions reflète l'incertitude actuelle dans le secteur du transport aérien.

Le contexte actuel, marqué par l'instabilité géopolitique et les fluctuations des prix des carburants, oblige les acteurs du secteur à rester vigilants et à adapter leurs stratégies en conséquence. La situation à Roissy et Orly sera suivie de près, car elle pourrait avoir des implications plus larges pour l'industrie aérienne française.

Et maintenant ?

Les prochains mois seront cruciaux pour évaluer l'impact à long terme de la hausse des prix du kérosène sur le trafic aérien. Les compagnies aériennes et les gestionnaires d'aéroports devront continuer à surveiller l'évolution des prix des carburants et à adapter leurs stratégies en conséquence. Il est également important de suivre les développements géopolitiques qui pourraient influencer la stabilité des prix du kérosène.

Pour 2026, il est prévu que le trafic aérien continuera à être affecté par les facteurs mentionnés, et il est essentiel que les acteurs du secteur restent proactifs pour minimiser les impacts négatifs. Les prochaines échéances, telles que la publication des résultats financiers des compagnies aériennes et des gestionnaires d'aéroports, seront scrutées de près pour évaluer la résilience du secteur face à ces défis.

En conclusion, la situation actuelle du trafic aérien à Roissy et Orly, marquée par une légère baisse due à la hausse des prix du kérosène, nécessite une vigilance accrue de la part des acteurs du secteur. Les prochains mois seront déterminants pour comprendre comment l'industrie du transport aérien française réagira à ces défis et pour évaluer les stratégies mises en place pour y faire face.