Une victoire judiciaire pour les éleveurs de porcs blancs de l’Ouest. Vendredi 22 mai 2026, le tribunal judiciaire de Paris a annulé la marque déposée par l’entreprise « Les Blancs de l’Ouest », au motif que nul ne peut s’approprier le nom d’une race locale porcine. Cette décision, rendue publique ce jour, met un terme à une procédure engagée par le syndicat représentant les éleveurs de cette race emblématique.
Ce qu'il faut retenir
- Le tribunal judiciaire de Paris a annulé la marque « Les Blancs de l’Ouest » le 22 mai 2026, estimant qu’un nom de race porcine ne peut être privatisé.
- L’entreprise, créée en 2022 par deux frères liés à un groupuscule fasciste d’Angers, avait déposé cette marque.
- Le syndicat des éleveurs avait saisi la justice pour faire valoir ses droits sur le nom historique de leur race porcine.
- La décision rappelle que les noms de races locales ne peuvent être appropriés par des particuliers ou des entreprises.
Selon Reporterre, cette affaire illustre les tensions persistantes entre certains acteurs économiques et les organisations professionnelles agricoles, notamment lorsque ces acteurs entretiennent des liens avec des mouvements politiques extrémistes. Le tribunal a rappelé dans son jugement que le nom d’une race porcine, en l’occurrence « Les Blancs de l’Ouest », relève du patrimoine collectif des éleveurs et ne peut donc être utilisé à des fins commerciales ou idéologiques.
L’entreprise « Les Blancs de l’Ouest » avait été fondée en 2022 par deux frères résidant à Angers, dont les liens avec un groupuscule d’extrême droite local avaient déjà suscité des controverses. Ces connexions avaient poussé le syndicat des éleveurs à agir en justice, afin de protéger l’image de leur profession et d’éviter toute récupération politique de leur patrimoine génétique et culturel. Le tribunal a considéré que la privatisation du nom portait atteinte aux intérêts collectifs des éleveurs.
« Le nom d’une race porcine ne peut être approprié par quiconque, car il appartient à l’ensemble des éleveurs et à l’histoire locale. »
Cette décision intervient dans un contexte où l’agriculture française fait face à des défis croissants, entre pression économique, enjeux environnementaux et parfois récupération politique. Pour les éleveurs de porcs blancs de l’Ouest, cette victoire judiciaire représente une reconnaissance de leur travail et une protection contre les tentatives d’instrumentalisation. Le syndicat a salué une décision « historique », tout en soulignant que le combat pour la préservation de leur patrimoine restait d’actualité.
Désormais, l’entreprise « Les Blancs de l’Ouest » devra choisir un nouveau nom pour poursuivre son activité. Aucune date n’a encore été fixée pour cette transition, mais les éleveurs espèrent que cette affaire servira d’avertissement à toute autre tentative de récupération de noms de races ou de produits locaux.
Cette affaire rappelle également l’importance de la vigilance collective face aux tentatives de récupération idéologique dans le secteur agricole. Pour les éleveurs, la protection de leur patrimoine passe autant par la défense juridique que par la sensibilisation des consommateurs aux enjeux de leur métier.
Le tribunal a estimé que le nom d’une race porcine, en l’occurrence « Les Blancs de l’Ouest », relève du patrimoine collectif des éleveurs et ne peut donc être approprié par des particuliers ou des entreprises. Cette décision s’appuie sur le principe selon lequel certains éléments, comme les noms de races locales, ne peuvent être privatisés.