Deux semaines après son expulsion pour comportement antisportif lors de la finale de la Coupe du monde 2026 entre l’Argentine et l’Espagne, le capitaine de Boca Juniors, Leandro Paredes, s’est à nouveau illustré par un geste controversé en championnat argentin. Selon RMC Sport, le milieu de terrain de 32 ans a commis un acte répréhensible dimanche 3 août lors du match nul (2-2) contre Newell’s Old Boys, en pleine phase de clôture du tournoi national.

Cette nouvelle affaire survient alors que Paredes, déjà sous le coup d’une enquête disciplinaire de la FIFA pour son attitude après la finale du Mondial disputée au MetLife Stadium de New York, voit son image de capitaine exemplaire s’effriter un peu plus. Rappelons que l’Argentin, champion du monde en 2022 avec 84 sélections en équipe nationale, n’avait pas exclu, après le tournoi, de mettre un terme à sa carrière internationale. Autant dire que ce geste pourrait bien aggraver sa situation déjà tendue.

Ce qu'il faut retenir

  • Leandro Paredes, capitaine de Boca Juniors, a été sanctionné pour un geste antisportif lors du match contre Newell’s Old Boys (2-2) le 3 août 2026.
  • Le milieu de terrain argentin, déjà sous enquête de la FIFA pour son attitude en finale de la Coupe du monde 2026, a de nouveau écopé d’un carton jaune.
  • Paredes, champion du monde 2022 et 84 fois international, n’a pas exclu après le Mondial d’arrêter sa carrière en sélection.
  • Le geste litigieux a eu lieu en 68e minute, après une faute de son coéquipier Santiago Ascacíbar sur Facundo Guch.

Un geste récurrent dans le jeu de Paredes

Le scénario s’est répété, comme si l’histoire se jouait en boucle. À la 68e minute de la rencontre opposant Boca Juniors à Newell’s Old Boys, Santiago Ascacíbar commet une faute sur Facundo Guch, provoquant sa chute sur le gazon. L’arbitre siffle immédiatement la faute, mais c’est le comportement de Paredes qui va faire réagir les observateurs. Alors que le ballon est proche de lui, le capitaine de Boca Juniors — qui porte pourtant le brassard de capitaine — choisit de le dégager avec une violence inhabituelle… directement en direction du joueur adverse. Résultat : un début d’attroupement sur le terrain et, inévitablement, un carton jaune pour le milieu argentin.

Ce type d’incident n’est malheureusement pas une exception dans le parcours de Paredes. Selon RMC Sport, le joueur, connu pour son tempérament explosif, cumule depuis plusieurs saisons les gestes litigieux, que ce soit en club ou en sélection. Son attitude lors de la finale du Mondial, où il avait déjà été pointé du doigt pour son manque de fair-play, avait marqué les esprits et entraîné l’ouverture d’une enquête par la commission de discipline de la FIFA. Une procédure qui pourrait aboutir à de nouvelles sanctions, alors que le football argentin est déjà sous les projecteurs pour son manque de discipline collective.

Une enquête de la FIFA qui plane sur l’équipe d’Argentine

Le cas de Paredes s’inscrit dans un contexte plus large de tensions au sein de l’équipe d’Argentine, championne du monde en titre. Plusieurs joueurs, dont des cadres comme Lionel Messi ou Emiliano Martínez, avaient déjà été critiqués pour leur attitude après la victoire en finale face à l’Espagne. La commission de discipline de la FIFA a donc lancé une enquête approfondie sur les comportements de l’ensemble des joueurs argentins lors de ce match, et Paredes figure parmi les principaux concernés.

Interrogé après le Mondial, l’intéressé n’avait pas écarté l’hypothèse d’un départ de la sélection, évoquant une lassitude face aux critiques constantes. « Je ne sais pas encore ce que l’avenir me réserve, mais je ne vais pas continuer à subir des attaques sans raison », avait-il déclaré à la presse argentine. Pourtant, son statut de capitaine à Boca Juniors et son expérience pourraient le pousser à poursuivre sa carrière internationale, malgré les risques encourus. La décision finale appartiendra aux instances dirigeantes de la FIFA, qui devraient rendre leur verdict dans les prochaines semaines.

Boca Juniors dans la tourmente médiatique

Pour le club de Boca Juniors, cette nouvelle affaire tombe au plus mauvais moment. Le club, l’un des plus populaires d’Amérique du Sud, traverse une période de transition sportive et financière. Les résultats en championnat restent irréguliers, et l’image du club est régulièrement écornée par les écarts de ses joueurs. Ce geste de Paredes, même s’il a été sanctionné sur le terrain, risque d’alimenter les critiques des supporters et des observateurs sur le professionnalisme de l’équipe.

Le président de Boca, Juan Román Riquelme, a d’ailleurs appelé à plus de rigueur dans un communiqué publié lundi. « Nous sommes un grand club, et nos joueurs doivent incarner nos valeurs. Les gestes antisportifs ne sont pas acceptables, surtout quand ils proviennent de joueurs expérimentés comme Leandro », a-t-il souligné. Reste à savoir si cette prise de position suffira à calmer les esprits, alors que le club doit se concentrer sur la fin de saison et les compétitions à venir.

Et maintenant ?

La commission de discipline de la FIFA devrait rendre sa décision sur les sanctions à infliger aux joueurs argentins d’ici la fin du mois d’août 2026. Paredes, qui encourt une suspension de plusieurs matchs, pourrait être privé de rencontres décisives avec Boca Juniors, alors que le club lutte pour le titre de champion d’Argentine. Par ailleurs, le joueur devra faire face à une pression médiatique accrue, alors que son avenir en sélection reste incertain. Quant à l’équipe d’Argentine, elle devra prouver qu’elle peut se reconstruire sur des bases plus saines avant les prochaines échéances internationales.

Cette affaire soulève une question majeure : jusqu’où peut-on tolérer l’antisportivité chez les joueurs stars, surtout lorsqu’ils occupent des rôles de leadership ? Les instances disciplinaires auront la lourde tâche de trancher, entre fermeté et indulgence, alors que le football mondial observe attentivement.

Outre le carton jaune reçu sur le terrain, Paredes est sous le coup d’une enquête de la FIFA pour son attitude en finale de la Coupe du monde 2026. Il risque une suspension de plusieurs matchs, qui pourrait l’empêcher de jouer en championnat argentin et en sélection nationale si la commission de discipline de la FIFA décide de le sanctionner.