Le géant danois Lego a annoncé, pour le 1er août 2026, le lancement d’une gamme de sets Pokémon intégrant sa brique intelligente Smart Brick, selon Numerama. Cette innovation technologique, dévoilée lors du CES 2026, permet d’animer les célèbres créatures à l’aide d’interactions sonores et lumineuses. Après un premier essai décevant avec la licence Star Wars, Lego mise désormais sur Pokémon pour séduire les fans et les enfants.

Ce qu'il faut retenir

  • Lego commercialisera à partir du 1er août 2026 une gamme de 20 sets Pokémon compatibles avec la brique Smart Brick, selon Numerama.
  • Les designs des créatures, comme Pikachu ou Mewtwo, sont jugés réussis, contrairement aux modèles Star Wars précédents.
  • La Smart Brick s’intègre naturellement dans les constructions, remplaçant une brique classique sans laisser de vide.
  • Les interactions incluent des cris de Pokémon, des réactions au toucher ou à l’agitation, et des combats entre figurines.
  • Les mécaniques de jeu restent limitées : pas de mémoire entre les sessions et peu de profondeur stratégique.

Cette nouvelle gamme marque un tournant pour Lego, qui associe désormais ses deux piliers : la licence Pokémon et sa technologie Smart Brick. Selon Numerama, la firme danoise a choisi Pokémon pour compenser les déceptions rencontrées avec les sets Star Wars, jugés trop chers et peu attrayants. La Smart Brick, présentée comme la plus grande innovation depuis les minifigurines, avait suscité un engouement médiatique lors de son lancement, mais les premiers produits associés n’avaient pas convaincu. Avec Pokémon, Lego mise sur un design plus abouti et des mécaniques de jeu censées reproduire l’esprit de la saga.

Des designs de Pokémon globalement réussis, malgré quelques ratés

Parmi les 20 créatures annoncées dans cette première vague, la majorité des modèles sont salués pour leur fidélité aux designs originaux des jeux vidéo. Numerama souligne que Pikachu, Osselait ou Ectoplasma sont particulièrement réussis, avec des traits reconnaissables et une esthétique soignée. Mewtwo, avec son imposante silhouette, impressionne également. Cependant, certains modèles déçoivent : Dracaufeu, dont les articulations trahissent la présence de la Smart Brick, ou Rondoudou, dont l’apparence évoque une surconsommation de stimulants. « Autant dire que la qualité est inégale, mais la majorité des fans devraient y trouver leur bonheur », commente Numerama.

La Smart Brick s’intègre de manière astucieuse dans les constructions. Chaque Pokémon possède un compartiment dédié, souvent situé dans le ventre de la figurine, où se loge la tuile de reconnaissance. Lorsque la brique intelligente n’est pas installée, Lego fournit des briques classiques pour combler l’espace, évitant ainsi un aspect inachevé. « La technologie se fond naturellement dans le design », précise Numerama.

Des interactions limitées, mais un potentiel immersif réel

Sur le papier, la Smart Brick promet de transformer les sets Pokémon en véritables compagnons interactifs. Numerama a pu tester les fonctionnalités : réveil des créatures avec des cris emblématiques, réactions au toucher ou à l’agitation, et même des combats entre figurines. « Entendre Pikachu pousser son cri emblématique produit son petit effet, même si la qualité sonore de la Smart Brick donne l’impression qu’il est enrhumé », explique le média. Les enfants pourront nourrir leurs Pokémon, les caresser ou les poser sur le dos pour les endormir, comme un Tamagotchi revisité.

Pour reproduire l’esprit de la saga, Lego a intégré un système d’entraînement et de combat. En agitant deux Pokémon l’un face à l’autre, les joueurs passent en mode affrontement, avec une musique dédiée et des attaques simples ou chargées. La santé des créatures est matérialisée par une lumière passant du vert au rouge. Cependant, Numerama relève plusieurs limites : les interactions reposent principalement sur des secousses, ce qui manque de précision, et la Smart Brick ne conserve aucune donnée d’une session à l’autre. « On se demande si la brique occupera vraiment les enfants plus d’un après-midi », s’interroge Numerama.

Un pari réussi sur le design, mais des mécaniques de jeu perfectibles

Malgré ces réserves, Numerama reconnaît que le pari esthétique est réussi. Les enfants, attirés par l’univers Pokémon, devraient rapidement craquer pour ces sets, indépendamment de la Smart Brick. « Les Lego Pokémon classiques taperaient déjà dans l’œil des plus jeunes », souligne le média. La firme danoise mise sur cet attrait pour écouler ses produits, tout en capitalisant sur la technologie Smart Brick comme argument marketing supplémentaire.

Pourtant, les mécaniques de jeu restent rudimentaires. Numerama note l’absence de profondeur stratégique : impossible de suivre l’évolution de ses Pokémon sur le long terme ou de préparer des combats tactiques. « La Smart Brick apporte un surplus d’immersion, mais son utilité à long terme reste à prouver », résume Numerama. Le média s’interroge : les enfants se contenteront-ils des interactions basiques, ou la brique intelligente sera-t-elle rapidement délaissée au profit de jeux plus complexes ?

Et maintenant ?

Lego prévoit une commercialisation des sets Pokémon Smart Brick dès le 1er août 2026. La firme danoise pourrait étendre cette gamme à d’autres licences si l’accueil du public est favorable, mais aucune annonce officielle n’a été faite pour l’instant. Les mécaniques de jeu, jugées trop simples, pourraient évoluer dans les mois à venir, selon Numerama.

Cette initiative illustre la stratégie de Lego : innover sans sacrifier l’attrait visuel de ses produits. Que la Smart Brick trouve ou non sa place dans les foyers, l’objectif est atteint : proposer des sets Pokémon toujours plus immersifs et désirables.

Non. Selon Numerama, la Smart Brick nécessite des sets spécifiques conçus pour l’accueillir. Les anciens modèles de Lego Pokémon ne sont pas compatibles avec cette technologie.

Les sets sont déjà disponibles en précommande sur les sites spécialisés et les plateformes comme Amazon, comme le rapporte Numerama. La date de sortie officielle est fixée au 1er août 2026.