Le 22 juin 2026 restera comme une date gravée dans la mémoire du football égyptien. Selon RMC Sport, l’équipe nationale a remporté sa première victoire en Coupe du monde en s’imposant 3-1 face à la Nouvelle-Zélande, au terme d’un match disputé au BC Place de Vancouver (Canada). Un succès historique pour les Pharaons, qui avaient déjà tenu en échec la Belgique lors de leur entrée en lice (1-1).

Ce qu'il faut retenir

  • L’Égypte s’impose 3-1 contre la Nouvelle-Zélande en Coupe du monde 2026, signant sa première victoire dans la compétition.
  • Buts égyptiens inscrits par Mostafa Ziko, Mohamed Salah et Trézéguet.
  • Les supporters égyptiens, présents au Canada ou au Caire, célèbrent en masse ce succès inédit.
  • Mohamed Salah, élu homme du match, annonce son départ de Liverpool sans préciser sa future destination.
  • Prochain match de l’Égypte : samedi 28 juin à Seattle face à l’Iran, lors de la dernière journée du groupe G.

Ce succès marque un tournant pour le football égyptien, longtemps dominateur en Coupe d’Afrique des nations avec 7 titres, mais jusqu’ici absent des radars mondiaux. Les Pharaons, menés par leur capitaine emblématique Mohamed Salah (34 ans), ont su renverser la Nouvelle-Zélande après un début de tournoi encourageant face à la Belgique. Mostafa Ziko, auteur du premier but égyptien dans cette rencontre, a ouvert le score avant que Salah ne double la mise. Trézéguet a scellé le score dans les dernières minutes, offrant à l’Égypte une victoire synonyme de qualification potentielle pour les phases finales.

Dans les vestiaires, l’émotion était palpable. Le sélectionneur Hossam Hassan, légende du football égyptien, n’a pu retenir ses larmes après le coup de sifflet final. Ancien international et buteur prolifique, il incarne désormais l’espoir d’une génération déterminée à écrire une nouvelle page de l’histoire du pays. « Nous pouvons entrer dans l’Histoire en terminant premiers du groupe », a-t-il souligné lors de la conférence d’après-match, avant d’ajouter : « Il faut en profiter aujourd’hui et se concentrer sur le prochain match ».

Côté joueurs, l’euphorie était à son comble. Salah, dont le départ de Liverpool avait été officialisé peu avant la compétition, s’est livré sans retenue, dansant au rythme d’une enceinte portable géante, puis entraînant ses coéquipiers dans une ronde endiablée. Le capitaine égyptien, vêtu d’un t-shirt blanc floqué du maillot national, a été porté en triomphe par une foule en liesse, aussi bien à Vancouver qu’au Caire, où des milliers de supporters ont déferlé dans les rues pour acclamer leurs héros.

La fête a gagné les rues de Vancouver, où les barrières de sécurité ont cédé sous le poids d’une foule en délire. Les joueurs, protégés par les forces de l’ordre, ont entamé des pogos au son des chants patriotiques, tandis que Salah, micro en main, animait la célébration. Une scène inhabituelle pour une équipe égyptienne, habituée à des parcours moins glorieux en Coupe du monde. « On ne vit pas ça tous les jours », a réagi un membre du staff technique sous couvert d’anonymat, avant de préciser : « Ce soir, c’est la fête, mais demain, on se remet au travail »

Un exploit qui dépasse le sport

Pour l’Égypte, cette victoire a une portée bien au-delà du football. Dans un pays où le sport est souvent un exutoire face aux défis économiques et sociaux, les Pharaons incarnent désormais une fierté nationale retrouvée. Les images de la célébration, diffusées en boucle sur les chaînes locales, ont montré des supporters brandissant des drapeaux, agitant des foulards et scandant le nom de Salah, star mondiale du ballon rond. Même au Caire, la capitale, des cortèges improvisés ont sillonné les artères principales, transformant la ville en un stade géant.

« Ce n’est pas qu’un match, c’est une libération », a commenté un habitant du quartier de Zamalek, joint par téléphone. « On a l’impression que, pour une fois, l’Égypte est première en quelque chose sur la scène internationale ». Les réseaux sociaux ont également joué leur rôle, avec des hashtags comme #PharaonsHistory ou #VancouverDream qui ont trôné en tête des tendances mondiales pendant plusieurs heures. Selon RMC Sport, plus de 50 000 messages ont été postés en une heure par des supporters égyptiens, un record pour une compétition footballistique.

Pourtant, l’Égypte n’en a pas fini avec les défis. Malgré cette victoire, la route vers les huitièmes de finale reste incertaine. Avec un match nul contre la Belgique et une défaite face à la Nouvelle-Zélande, les Pharaons devront compter sur une large victoire contre l’Iran, ou sur un coup de pouce du sort, pour espérer décrocher la première place du groupe G. « On sait ce qu’il nous reste à faire », a tempéré Salah lors de sa prise de parole. « Mais ce soir, on profite. Parce que des moments comme celui-ci, ça n’arrive qu’une fois dans une carrière »

Et maintenant ?

L’Égypte devra confirmer sa dynamique samedi 28 juin à Seattle, où les Pharaons affronteront l’Iran dans un match décisif pour la première place du groupe. Une victoire ou un nul suffiraient à assurer la qualification, tandis qu’une défaite pourrait compromettre leurs espoirs. Pour Mohamed Salah, l’enjeu est double : briller sur la scène mondiale et préparer la suite de sa carrière, alors que son avenir en club reste incertain. Côté supporters, l’attente est déjà palpable, mais l’optimisme domine après cette première historique.

Cette première victoire égyptienne en Coupe du monde ouvre-t-elle la voie à une ère nouvelle pour le football africain ? La question reste entière, mais une chose est sûre : le 22 juin 2026 restera comme le jour où l’Égypte a osé rêver, et où le monde du football a redécouvert son histoire.

Les Pharaons affronteront l’Iran ce samedi 28 juin à 5h (heure française) lors de la troisième journée du groupe G, au Lumen Field de Seattle. Une victoire ou un match nul suffirait à assurer leur qualification pour les huitièmes de finale.