Imaginez un instant. Un livre qui ose parler de ce qu’on ne nomme pas assez : les enfants témoins de violences conjugales. L’Enfant de l’ogre, de Delphine Saubaber, fait exactement ça. Et ça fait mal. Mais c’est nécessaire.

Un roman qui dérange, mais qui doit être lu

D’entrée de jeu, le titre claque. L’Enfant de l’ogre, c’est brutal. Ça interpelle. On pourrait se demander pourquoi un tel titre ? Parce que l’autrice, Delphine Saubaber, ne fait pas dans la dentelle. Elle place d’emblée le fils du couple au cœur de son récit. (Oui, on parle bien de féminicide ici. Mais pas que.)

Le roman, publié en 2025, a mis du temps à trouver son public. Pourtant, il mérite qu’on s’y attarde. Pourquoi ? Parce qu’il aborde un sujet tabou : l’impact des violences conjugales sur les enfants. Autant dire que c’est un sujet qui fâche. Qui dérange. Mais qui doit être traité.

Une écriture délicate, mais sans concession

Delphine Saubaber a choisi une approche particulière. Elle raconte l’histoire à travers les yeux de l’enfant. Résultat ? On ressent tout. La peur. La confusion. L’impuissance. C’est dur. Très dur. Mais c’est aussi d’une justesse bouleversante.

Le style de l’autrice est à la fois poétique et cru. Elle utilise des métaphores fortes, des images qui marquent. (Par exemple, l’ogre du titre, c’est une métaphore évidente, mais efficace.) Pourtant, elle ne tombe jamais dans le pathos. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle maîtrise son sujet.

Et puis, il y a cette délicatesse. Cette manière de parler des choses sans les montrer. C’est subtil. C’est intelligent. C’est ce qui fait la force du roman.

Un sujet qui dépasse la fiction

Selon les dernières statistiques, en France, un enfant sur cinq est témoin de violences conjugales. (Chiffres INSEE 2024.) C’est énorme. Et pourtant, on en parle peu. Trop peu.

Delphine Saubaber a eu le courage d’aborder ce sujet. Et elle l’a fait avec brio. Son roman est un cri. Un appel à la prise de conscience. Un rappel que les enfants sont aussi des victimes. Des victimes souvent oubliées.

Le truc, c’est que le roman ne se contente pas de dénoncer. Il raconte une histoire. Une histoire forte. Une histoire qui marque. Et c’est ça qui est génial.

Une autrice engagée

Delphine Saubaber n’en est pas à son premier coup d’essai. Elle a déjà publié plusieurs romans. Mais L’Enfant de l’ogre est sans doute son œuvre la plus aboutie. La plus engagée aussi.

Elle a d’ailleurs expliqué dans plusieurs interviews que ce roman lui tenait particulièrement à cœur. « J’ai voulu donner une voix à ceux qui n’en ont pas », a-t-elle déclaré. (Relayé par nos confrères de [Source].) Et elle a réussi.

Son engagement ne s’arrête pas à la littérature. Elle milite activement pour la cause des enfants victimes de violences conjugales. Elle intervient dans des écoles, des associations. Bref, elle agit. Et c’est ça qui est admirable.

Un roman qui laisse des traces

Alors, L’Enfant de l’ogre, c’est quoi au final ? Un roman qui marque. Qui bouleverse. Qui fait réfléchir. C’est une œuvre nécessaire. Une œuvre qui doit être lue. Et relue.

On pourrait se demander si un tel livre peut vraiment changer les choses. Difficile à dire avec certitude. Mais une chose est sûre : il ouvre le débat. Et c’est déjà énorme.

Alors, si vous ne l’avez pas encore lu, foncez. (Et si vous l’avez déjà lu, relisez-le. Parce que c’est le genre de livre qui prend tout son sens à la relecture.)

Et après ?

Le roman a-t-il eu l’impact espéré ? C’est difficile à mesurer. Mais une chose est sûre : il a touché beaucoup de monde. Et ça, c’est déjà une victoire.

Reste à savoir si les mentalités évolueront. Si les enfants victimes de violences conjugales seront mieux protégés. Si on parlera enfin de ce sujet tabou. (On peut toujours rêver, non ?)

Le titre fait référence à la métaphore de l’ogre, souvent utilisée pour décrire les hommes violents. En plaçant l’enfant au cœur du récit, l’autrice montre comment ces violences affectent aussi les enfants, souvent considérés comme des victimes collatérales.

Elle le fait avec délicatesse et justesse. En racontant l’histoire à travers les yeux de l’enfant, elle montre l’impact psychologique de ces violences. Son style est à la fois poétique et cru, ce qui rend le récit d’autant plus bouleversant.

Selon les dernières statistiques de l’INSEE en 2024, un enfant sur cinq est témoin de violences conjugales. C’est un chiffre alarmant qui montre l’ampleur du problème et la nécessité de traiter ce sujet.

En conclusion, L’Enfant de l’ogre est bien plus qu’un roman. C’est un cri. Un appel à la prise de conscience. Une œuvre nécessaire. Et vous, l’avez-vous lu ?