Depuis près de six décennies, l’identité du tueur en série californien connu sous le nom de Zodiaque continue de hanter les mémoires, sans qu’aucune enquête n’ait jamais abouti. Pourtant, un enquêteur indépendant affirme aujourd’hui avoir percé le mystère grâce à une avancée technologique majeure : le décryptage d’un message codé resté jusqu’ici insoluble, rendu possible par l’intelligence artificielle. Selon Courrier International, cette hypothèse relance par ailleurs une autre affaire criminelle tout aussi mythique, celle du « Dahlia noir ».
Ce qu'il faut retenir
- Un enquêteur indépendant prétend avoir identifié le tueur du Zodiaque grâce à une intelligence artificielle ayant décrypté un message codé
- Cette hypothèse, publiée dans une enquête du Sunday Times, s’appuie sur des décennies d’enquêtes non résolues
- L’affaire du Zodiaque, ouverte dans les années 1960, compte au moins cinq victimes officielles, mais certains estiment que le nombre réel pourrait être bien plus élevé
- L’IA aurait permis de résoudre un code resté inexploité depuis les années 1970
- Cette révélation relance indirectement l’enquête sur l’affaire du « Dahlia noir », un meurtre non élucidé de 1947
Un mystère vieux de soixante ans
Entre la fin des années 1960 et le début des années 1970, le tueur du Zodiaque a semé la terreur en Californie, laissant derrière lui une série de meurtres non élucidés et une correspondance cryptée adressée aux médias. Cinq meurtres lui sont officiellement attribués, bien que certains enquêteurs estiment que son bilan pourrait être bien plus lourd. Les lettres et les chiffres envoyés aux journaux locaux, dont le célèbre cryptogramme de 408 symboles publié dans le San Francisco Chronicle en 1969, ont résisté à toutes les tentatives de décryptage pendant plus de cinquante ans. Pourtant, selon les propos rapportés par Courrier International, un enquêteur indépendant, dont l’identité n’est pas divulguée dans l’article, affirme avoir enfin percé le secret grâce à un algorithme d’intelligence artificielle.
Une intelligence artificielle au cœur de la résolution
L’enquêteur en question aurait utilisé un outil d’IA spécialisé dans le décryptage de codes complexes pour analyser le message de 408 symboles. Ce cryptogramme, l’un des plus célèbres au monde, avait déjà été partiellement résolu en 1969 par un couple de jeunes époux, Donald et Bettye Hardaway, mais sans révéler l’identité du tueur. L’IA, elle, aurait permis d’aller plus loin, suggérant une piste jusqu’alors inexplorée. « L’algorithme a identifié des motifs récurrents dans le code, permettant de reconstituer des fragments de texte cohérents », a déclaré l’enquêteur au Sunday Times, sans pour autant révéler le contenu exact des révélations. Courrier International précise que cette avancée relance également l’intérêt pour une autre affaire criminelle emblématique, celle d’Elizabeth Short, surnommée le « Dahlia noir », dont le meurtre en 1947 n’a jamais été résolu.
Une hypothèse qui divise
Si cette annonce suscite un regain d’intérêt médiatique, elle ne fait pas l’unanimité parmi les spécialistes. Les services de police californiens n’ont jamais reconnu officiellement la responsabilité de l’un des suspects les plus célèbres, Arthur Leigh Allen, bien que des éléments matériels l’aient un temps accablé. « Sans preuve tangible, toute identification reste spéculative », a rappelé un ancien enquêteur du FBI cité par Courrier International. Par ailleurs, la méthode utilisée par l’enquêteur indépendant n’a pas encore été soumise à une validation scientifique rigoureuse, ce qui limite la portée de ses conclusions. Côté experts en cryptographie, certains se montrent sceptiques quant à la fiabilité d’une telle approche, arguant que les codes du Zodiaque pourraient avoir été conçus pour résister précisément aux méthodes algorithmiques modernes.
Cette affaire rappelle que, même après des décennies, les avancées technologiques peuvent offrir un nouvel éclairage sur les énigmes les plus tenaces. Reste à savoir si cette piste mènera à une résolution définitive… ou à une nouvelle impasse.
L’enquêteur indépendant n’a pas encore révélé publiquement l’identité du suspect présumé. Selon Courrier International, cette information devrait être communiquée lors d’une conférence de presse prévue le 15 août 2026.
Oui, selon l’enquêteur indépendant cité par Courrier International, l’IA aurait permis de décrypter partiellement le message de 408 symboles envoyé au San Francisco Chronicle en 1969. Les détails exacts du décryptage n’ont pas encore été rendus publics.