Ce vendredi 29 mai 2026, Franceinfo – Culture plonge ses lecteurs dans l’arrière-pays azuréen, un territoire où nature préservée et histoire millénaire se rencontrent. Entre les vols en parapente au-dessus des Monts d’Azur, la découverte du Trophée d’Auguste à La Turbie et la dégustation des légendaires Barba Jouan à Castellar, cette région des Alpes-Maritimes offre une escapade dépaysante et savoureuse.
Ce qu’il faut retenir
- Un vol en parapente au-dessus des Monts d’Azur pour admirer la faune et les paysages escarpés des Alpes-Maritimes.
- Le Trophée d’Auguste à La Turbie, monument romain de plus de 2 000 ans, s’élève aujourd’hui à 50 mètres de haut et domine la Côte d’Azur.
- Les Barba Jouan, raviolis frits à la blette, sont une spécialité locale de Castellar, née il y a plus d’un siècle.
- Des recettes transmises de génération en génération, comme celle des Barba Jouan, perpétuent le patrimoine culinaire de l’arrière-pays.
S’envoler pour découvrir l’arrière-pays azuréen
Pour Élodie Doze, élève aux « Voyageurs du Ciel », le choix était clair : prendre de la hauteur pour embrasser l’immensité des Alpes-Maritimes. Ce vendredi 29 mai, elle s’est offerte un vol en parapente au cœur des Monts d’Azur, une expérience qui allie sensations fortes et contemplation. « On a eu trop de chance. On a vu des biches, on a eu des nuages partout qui créent une ambiance magnifique, féérique », a-t-elle confié. Ce type de prestation illustre l’attrait croissant pour les activités aériennes dans la région, où le relief escarpé offre des paysages à couper le souffle.
Les Monts d’Azur, situés dans les Préalpes azuréennes, abritent une biodiversité remarquable. Entre forêts et prairies, ce massif attire aussi bien les amateurs de sports extrêmes que les randonneurs en quête de tranquillité. La pratique du parapente y est particulièrement prisée pour ses décollages depuis les crêtes et ses atterrissages dans les vallons, offrant une perspective unique sur la Méditerranée et les Alpes.
Le Trophée d’Auguste, témoin de deux millénaires d’histoire
À quelques kilomètres de là, à La Turbie, le Trophée d’Auguste veille depuis plus de 2 000 ans sur la Côte d’Azur. Ce monument romain, érigé en l’honneur de la victoire de l’empereur Auguste sur les tribus alpines, domine aujourd’hui la région depuis près de 500 mètres d’altitude. « La plus haute terrasse que vous voyez s’élève à 25 mètres. À l’époque d’Auguste, on pense que le monument mesurait 50 mètres de haut pour 37 mètres de large », explique Aurore Poisson, guide sur place.
Presque entièrement détruit au fil des siècles, le Trophée a fait l’objet d’une restauration minutieuse. « Ils sont partis d’un tas de pierres, et on arrive aujourd’hui à cette restitution. Je trouve qu’ils valent le détour, parce que c’est quand même quelque chose de magnifique et d’exceptionnel », souligne la guide. Désormais, le site attire des visiteurs venus du monde entier, séduits par son histoire et sa vue panoramique sur Monaco et la Méditerranée. « C’est fantastique. On peut vraiment tout voir d’ici », s’émerveille un visiteur.
Les Barba Jouan, une spécialité familiale centenaire
Plus au sud-est, dans le village de Castellar, Gerliane Bovis perpétue une tradition culinaire vieille de plus d’un siècle : celle des Barba Jouan. Ces raviolis frits, fourrés à la blette, sont une véritable institution locale. « Ce qui nous intéresse, c’est le vert qui est beaucoup plus tendre, plus doux en bouche », explique-t-elle. La recette, transmise de génération en génération, repose sur un savoir-faire artisanal où chaque étape compte.
La préparation commence par le blanchiment des blettes, suivis de leur hachage et de leur mélange avec du riz, du persil, un œuf et du fromage. La pâte à raviolis, laminée et étirée manuellement, doit être « tirée le plus finement possible ». « Alors là, c’est le secret, je vous le dévoile, de la famille. S’il y a trop de pâte, vous mangez de la friture, de l’huile et puis vous ne sentez plus la farce », avertit Gerliane Bovis. Une fois modelés à la main et découpés à deux selon la tradition, les Barba Jouan sont plongés dans un bain de friture avant d’être dégustés. « Une pâte qui est croustillante, c’est un peu inoubliable quand on a ce parfum sur le palais, et cette odeur », témoigne un client conquis.
Alors que la région mise sur son authenticité, une question se pose : comment préserver cet équilibre entre développement touristique et préservation des paysages et du patrimoine ? Pour l’instant, les Alpes-Maritimes semblent avoir trouvé une recette gagnante, mêlant aventure, histoire et saveurs.