Les revenus issus des transactions sur les blockchains ne représentent plus que 25 % des recettes totales du secteur des cryptomonnaies, d’après une analyse récente publiée par Journal du Coin. Cette baisse, documentée sur les derniers mois, reflète un ralentissement marqué de l’activité onchain, alors que les plateformes centralisées et les services financiers décentralisés (DeFi) captent désormais la majorité des flux de valeur.
Ce recul des revenus onchain s’inscrit dans un contexte de correction prolongée du marché des cryptomonnaies, marqué par une volatilité accrue et une adoption moins enthousiaste qu’en 2024 ou 2025. Selon les données compilées par le média spécialisé, les frais de transaction perçus par les blockchains – Bitcoin, Ethereum et autres – ont chuté de plus de 60 % depuis le pic de fin 2025, période où les revenus onchain frôlaient les 40 % du total sectoriel. « Les utilisateurs se tournent vers des solutions moins onéreuses ou plus rapides, ce qui réduit mécaniquement la part des revenus captés par les blockchains », a expliqué un analyste cité par Journal du Coin.
Ce qu'il faut retenir
- Les revenus onchain ne représentent plus que 25 % des recettes totales du secteur, contre 40 % fin 2025.
- Cette baisse de 60 % des frais de transaction reflète un ralentissement de l’activité sur les blockchains principales comme Bitcoin ou Ethereum.
- Les utilisateurs privilégient désormais des solutions plus rapides ou moins coûteuses, réduisant la part des revenus captés par les blockchains.
- Les plateformes centralisées et la DeFi captent désormais la majorité des flux de valeur dans l’écosystème.
Un basculement vers des solutions alternatives
Cette évolution s’explique en partie par l’essor des réseaux de seconde couche (Layer 2) et des solutions de scaling comme Arbitrum, Optimism ou encore zkSync sur Ethereum. Ces protocoles permettent des transactions à moindre coût et une meilleure scalabilité, attirant une partie des utilisateurs qui délaissent les blockchains principales pour des alternatives plus économiques. « Les frais élevés sur Ethereum ou Bitcoin ont poussé les développeurs et les utilisateurs vers des écosystèmes où les coûts restent maîtrisés », a précisé un porte-parole d’une plateforme de Layer 2 interrogé par Journal du Coin.
Par ailleurs, les plateformes de trading centralisées (CEX) comme Binance, Coinbase ou Kraken continuent de dominer le marché, captant une part croissante des volumes d’échange. Ces acteurs, qui ne dépendent pas des revenus onchain, bénéficient d’un modèle économique diversifié, incluant les frais de trading, les services de prêt ou encore les produits dérivés. Autant dire que, pour les blockchains, la concurrence est rude pour attirer les utilisateurs et les développeurs.
Les blockchains majeures en première ligne
Parmi les blockchains les plus touchées par cette baisse des revenus onchain figurent Bitcoin et Ethereum, les deux réseaux les plus établis du secteur. Bitcoin, souvent perçu comme une réserve de valeur plutôt qu’un réseau transactionnel, voit sa part de revenus diminuer au profit des solutions de paiement instantané ou des stablecoins. Ethereum, quant à lui, subit la concurrence accrue des Layer 2, qui absorbent une partie significative de l’activité décentralisée.
Un rapport récent souligne que les revenus onchain de Bitcoin ont chuté de 55 % sur un an, tandis que ceux d’Ethereum reculent de 45 %. « Les utilisateurs et les développeurs cherchent des alternatives où les coûts sont prévisibles et les performances optimisées », a indiqué un expert en infrastructure blockchain. Bref, les blockchains traditionnelles doivent innover pour rester compétitives face à cette mutation du paysage.
Pour les investisseurs et les acteurs du secteur, cette baisse des revenus onchain pourrait aussi servir de signal d’alerte sur la nécessité de diversifier leurs modèles économiques. Les blockchains qui parviendront à attirer à nouveau les utilisateurs via des innovations technologiques ou des partenariats stratégiques pourraient tirer leur épingle du jeu dans un marché de plus en plus concurrentiel.
Cette baisse s’explique principalement par l’essor des solutions de Layer 2, qui offrent des frais de transaction bien inférieurs à ceux des blockchains principales comme Ethereum ou Bitcoin. Les utilisateurs et les développeurs se tournent vers ces alternatives pour réduire leurs coûts, ce qui réduit mécaniquement la part des revenus captés par les blockchains traditionnelles.
Les blockchains majeures comme Bitcoin et Ethereum subissent les plus fortes baisses, avec des reculs respectifs de 55 % et 45 % de leurs revenus onchain sur un an. Leur modèle historique, basé sur des frais élevés, est aujourd’hui remis en question par des solutions plus économiques.