Depuis le début de 2026, les actions européennes connaissent des performances contrastées et relativement décevantes, principalement en raison de l'impact du conflit au Moyen-Orient, comme le rapporte BFM Bourse. Les spécialistes se montrent divisés et peu optimistes pour la suite. L'an passé, les actions européennes avaient pris leur revanche sur leurs homologues américaines, à l'exception notable du CAC 40 national, mettant ainsi fin au fameux « exceptionnalisme américain ».
Ce qu'il faut retenir
- L'indice paneuropéen progresse de 5% depuis le 1er janvier, surperformant légèrement le S&P 500.
- Les performances sont plus contrastées par places, avec le FTSE 100 grimpe de plus de 7,4% et le DAX 40 de Francfort progressant à peine de 0,9%.
- Le conflit au Moyen-Orient a bouleversé la donne, les marchés européens ayant davantage décroché que Wall Street depuis son début.
Les marchés européens face à la guerre
Les marchés européens signaient un excellent début d'année avant que l'éclatement du conflit au Moyen-Orient ne bouleverse la donne, le CAC 40 perdant près de 9% sur le seul mois de mars. Selon Geoffroy Lenoir, d'OFI AM, « les États-Unis ont atteint un niveau d’indépendance énergétique à rendre jaloux les autres pays du G7 », ce qui les rend moins vulnérables à un choc pétrolier.
Les actions européennes ont marqué un retrait plus marqué que Wall Street, observe l'expert de marché, avec l'inflation énergétique affectant particulièrement la zone et poussant les perspectives d'inflation à la hausse. La question qui taraude les investisseurs concerne la politique future de la Banque centrale européenne (BCE) et les risques que cela ferait poser sur les perspectives bénéficiaires 2026.
Des actions européennes survendues ?
HSBC estime que les actions européennes évoluent à des niveaux de valorisation tels qu'elles embarquent « un pessimisme extrême ». L'établissement avance que les marchés européens sont en réalité moins sensibles aux hausses des prix du pétrole que les investisseurs l'imaginent et que le rebond en cas de repli durable des cours de l'or noir pourrait être important. La banque sino-britannique a des cibles pour 2026 de 670 points pour le Stoxx Europe 600 et de 9.230 points pour le CAC 40.
A contrario, Bank of America se montre moins optimiste, anticipant un Stoxx Europe 600 à 530 points à fin juin et à 565 points à fin 2026, ce qui traduit des potentiels de baisse de 15% et 10% respectivement. La banque américaine estime que le marché sous-estime les risques de ralentissement de la croissance du conflit en Iran et perçoit des similitudes avec la crise financière de 2007-2008.
En conclusion, les Bourses européennes font face à des défis importants pour retrouver leur dynamisme, avec des facteurs tant internes qu'externes influençant leur trajectoire. Les investisseurs restent à l'affût des développements sur le front géopolitique et des décisions des banques centrales pour ajuster leurs stratégies d'investissement.
Les principaux facteurs incluent l'impact du conflit au Moyen-Orient, les décisions de la Banque centrale européenne concernant les taux d'intérêt, et les évolutions des prix du pétrole et du gaz.
