Dimanche, Marine Le Pen a choisi de consacrer son discours de rentrée politique à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) à la problématique du logement, un des grands chantiers de sa mandature, selon Le Figaro. La quadruple candidate du Rassemblement national (RN) a présenté ses propositions, dont l’abrogation de la loi SRU et la suppression du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), mais c’est surtout sa volonté de prioriser l’accès des Français au logement social qui a retenu l’attention.

Face à ces propositions et à la crise du logement qui devrait être un thème important de la campagne présidentielle, les autres candidats se positionnent. Le Figaro fait le point sur le programme des principaux prétendants. La loi SRU, instaurée en 2000 sous le gouvernement du socialiste Lionel Jospin pour favoriser la mixité sociale, impose des pénalités financières aux maires qui ne la respectent pas.

Ce qu'il faut retenir

  • Marine Le Pen propose l’abrogation de la loi SRU et la suppression du DPE.
  • Le candidat Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, propose de supprimer les quotas de logements sociaux, mais défend une adaptation de la loi à la «réalité du terrain».
  • La France Insoumise propose de rehausser à 30% la part obligatoire de logements sociaux dans les villes et d’aggraver les sanctions contre les communes hors la loi.

Les positions des candidats sur la loi SRU

Seul le parti de Marine Le Pen propose de supprimer la loi SRU. Le candidat Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, propose d’en supprimer les quotas de logements sociaux, mais défend une adaptation de la loi à la «réalité du terrain». Ainsi que des «contrats fondés sur les besoins réels des territoires». Gabriel Attal, candidat Renaissance, promet de «donner la main aux maires» dans l’attribution des nouveaux logements sociaux construits dans leur commune.

À gauche, la tendance est claire : durcir la loi. Dans leur programme de 2022, L’Avenir en commun, La France Insoumise (LFI) propose de rehausser à 30% la part obligatoire de logements sociaux dans les villes ainsi qu’«aggraver les sanctions contre les communes hors la loi». Jean-Luc Mélenchon ne s’arrête pas là, il entend aussi rétablir «les aides publiques» pour les Habitations à Loyer Modéré (HLM) et «éviter les hausses de loyer à la relocation en logement social».

L’encadrement du prix des loyers

Le dispositif d’encadrement du prix des loyers dans des zones tendues doit prendre fin en novembre. Une loi sur la reconduction de cette expérimentation doit être examinée le 21 octobre au Sénat, après avoir été adoptée à l’Assemblée. Le Vendéen, Bruno Retailleau, souhaite la suppression de ce dispositif. Son rival, Édouard Philippe, semble aussi y être opposé.

Les Insoumis se positionnent, eux, sans surprise, en faveur d’un «encadrement strict des loyers» dans les zones tendues. Tout comme leur adversaire social-démocrate, Raphaël Glucksmann, qui estime qu’elle est nécessaire pour «garantir l’accès au logement aux ménages modestes». Les socialistes sont aussi alignés avec cette logique.

Les passoires thermiques

Selon les chiffres du gouvernement, en 2025, près de 5,4 millions de logements en France seraient considérés comme des passoires thermiques. Autrement dit, des logements mal isolés et énergivores. Le parti du tribun Insoumis souhaite rendre «obligatoire» la rénovation de ces biens, avant toute mise en location. Les Écologistes sont probablement ceux qui vont le plus loin sur la question, en proposant de sortir «un million de personnes chaque année» de la précarité énergétique.

Et maintenant ?

La question de la rénovation des passoires thermiques devrait être un thème important de la campagne présidentielle. Les candidats devront présenter des solutions concrètes pour résoudre ce problème. La loi sur la reconduction de l’expérimentation de l’encadrement du prix des loyers doit être examinée le 21 octobre au Sénat.

En conclusion, les candidats à la présidentielle ont des positions divergentes sur la question du logement. Il reste à voir comment ils mettront en œuvre leurs propositions si mereka sont élus.