Comme le rapporte Le Figaro, derrière les portes d’un avion, l’équipage utilise un vocabulaire bien précis. Des acronymes aux expressions imagées, ces codes permettent de communiquer rapidement et efficacement pendant un vol.
À bord d’un avion, chaque seconde compte. Entre les annonces aux passagers, la préparation du service et les procédures de sécurité, le personnel navigant commercial (PNC) a développé au fil des années un vocabulaire spécifique, souvent méconnu des voyageurs. Quelques mots glissés dans un briefing ou entendus lors de l’embarquement peuvent alors sembler mystérieux pour les oreilles non initiées.
Ce qu'il faut retenir
- Le personnel navigant commercial utilise des acronymes et des expressions spécifiques pour communiquer efficacement pendant un vol.
- Les « PAX » désignent les passagers, tandis que les « UM » désignent les enfants voyageant seuls.
- Certaines compagnies utilisent des expressions comme « chaise » pour désigner un voyageur ayant besoin d’une assistance pour embarquer ou débarquer.
Les codes utilisés par les équipages
Le plus courant reste sans doute « PAX », l’abréviation utilisée par les professionnels pour désigner les passagers, tandis que les « UM » (« Unaccompanied Minors ») désignent les enfants voyageant seuls. Certains voyageurs nécessitant une assistance particulière ont également leur propre appellation. Chez Corsair, une « chaise » désigne un voyageur ayant besoin d’une assistance pour embarquer ou débarquer en raison d’un problème de santé ou d’une blessure.
Certaines expressions, plus imagées, font aussi partie du jargon des PNC Corsair. « Un passager en or est un passager qui dort », explique une hôtesse de l’air de la compagnie. À l’inverse, dans certains équipages, « sirène » désigne « les passagers qui prennent beaucoup de place sur leur siège pendant le vol, ou qui pratiquent le "manspreading" », révèle Kolin Jones, pilote d’avion, à Travel + Leisure.
Les situations d’urgence
Ce jargon permet aussi, en cas d’incident, d’échanger rapidement sans inquiéter les passagers. Selon les compagnies, « Angel » ou « Code 300 » peuvent ainsi désigner un passager décédé ou une situation médicale grave nécessitant une intervention de l’équipage, ajoute le magazine de voyages américain. Ces termes ne sont toutefois pas standardisés dans toute l’industrie aérienne : chaque compagnie possède ses propres procédures.
D’autres expressions appartiennent davantage au langage aéronautique international. « Pan-pan », répété trois fois par les pilotes, signale une situation urgente qui nécessite une assistance mais ne représente pas encore un danger immédiat pour l’appareil ou ses occupants. Le célèbre « Mayday », issu de l’expression française « venez m’aider », indique quant à lui une situation de détresse nécessitant une assistance immédiate.
En conclusion, les codes utilisés par les équipages d’avion sont un aspect fascinant de l’industrie aérienne. En comprenant ces expressions, les voyageurs peuvent mieux apprécier les efforts déployés pour assurer leur sécurité et leur confort pendant le vol.