Les groupes automobiles européens « mass market » souffrent en Bourse ce mardi 23 juin, après que les données de l'ACEA ont montré que les groupes chinois continuent de prendre des parts de marché, selon BFM Bourse. Renault abandonne 5%, Stellantis chute de 3,8% tandis qu'à Francfort Volkswagen perd plus de 2%. Un analyste estime que ces replis peuvent s'expliquer par une simple rotation de marché, les investisseurs achetant ce mardi les actions défensives en se délestant de valeurs cycliques, comme l'automobile.

Ces données de l'ACEA montrent que les ventes ont progressé de 3,6% sur le mois de mai, avec un bond de 39% des seuls véhicules électriques. Au passage, Tesla affiche une hausse de 108%. Le point le plus saillant reste la percée des groupes chinois. Citi remarque que ces constructeurs ont encore gagné des parts de marché.

Ce qu'il faut retenir

  • Les ventes de SAIC, BYD, Geely, Chery et Leapmotor continuent d’enregistrer une forte croissance en Europe.
  • Ils représentent environ 12% de part de marché en mai 2026, en hausse de 4,4% en glissement annuel.
  • Les immatriculations de Renault reculent de 1%, celles de Volkswagen de 3% et celles de Stellantis de 2%.

La concurrence chinoise

La faculté de ces groupes à construire rapidement des canaux de distribution conséquents, couplée à des services d'après-vente, éclipse les réticences initiales des consommateurs à acquérir leurs produits, prévient Morgan Stanley. Si les marques « premium » sont relativement protégées, les acteurs « mass market » sont bien plus vulnérables.

« Nous prévoyons une pression croissante à long terme, en particulier pour les 'acteurs de volume' (Stellantis, Renault, Volkswagen), car les constructeurs chinois gagnent en importance en Europe et dans le reste du monde, ce qui implique une pression structurelle », considère l'établissement.

Les conséquences pour Renault

Renault, dont 60% des ventes environ sont réalisées sur le Vieux continent, a plus particulièrement souffert de cette menace. « Nous pensons que les inquiétudes des investisseurs portent principalement sur l'intensification de la concurrence et des pressions commerciales en Europe, notamment de la part de Stellantis et des constructeurs automobiles chinois », souligne Barclays.

Ce statut de victime de la concurrence chinoise ne rend pas forcément honneur aux efforts du groupe, selon Citi. La banque américaine estime que le marché se concentre uniquement sur les mauvaises nouvelles autour de Renault, perçu comme le baromètre de la menace concurrentielle chinoise en Europe.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour les constructeurs automobiles européens, qui devront faire face à une concurrence de plus en plus rude. Les investisseurs attendent avec impatience les résultats financiers de ces entreprises, qui devraient donner un aperçu de leur capacité à résister à la pression chinoise.

Il reste à voir comment les groupes automobiles européens vont réagir à cette menace et quelles stratégies ils vont mettre en place pour maintenir leur parts de marché. Une chose est certaine, la concurrence dans le secteur de l'automobile ne va pas faiblir dans les prochains mois.

En conclusion, la situation actuelle du marché automobile en Europe est complexe et incertaine. Les constructeurs chinois sont de plus en plus présents et les entreprises européennes doivent s'adapter pour rester compétitives. Il est important de suivre de près les développements dans ce secteur pour comprendre les tendances et les défis qui se posent.