Les constructeurs automobiles à travers le monde ont tenté de lancer des robotaxis, mais la plupart de ces projets ont été rapidement abandonnés, selon Euronews FR. Tesla, l'un des principaux emblèmes des promesses de robotaxis, voit le déploiement ralentir depuis quelques mois, sous l'effet des exigences accrues en matière de sécurité et de difficultés opérationnelles et logicielles qui restent à résoudre.

Les constructeurs européens, comme Volkswagen, BMW ou Mercedes-Benz, se heurtent eux aussi à d'importants obstacles dans leurs projets de robotaxis. Pourquoi est-il si difficile pour les entreprises de lancer des robotaxis en Europe ?

Ce qu'il faut retenir

  • Volkswagen a annoncé son partenariat commercial de robotaxis avec Uber en avril 2025.
  • Le déploiement commercial complet des robotaxis de Volkswagen en Europe se heurte encore à de nombreux obstacles, parmi lesquels des calendriers réglementaires stricts, des coûts matériels élevés et l’obligation de recourir à des superviseurs de sécurité.
  • Les réglementations routières européennes et allemandes imposent la présence, derrière le volant, de personnels de sécurité formés lors des essais publics.

Les obstacles à la mise en place des robotaxis en Europe

Les constructeurs historiques ont enregistré quelques avancées en matière de robotaxis ces derniers temps, mais les progrès restent lents et inégaux pour un déploiement à grande échelle. Volkswagen a fini par lancer à Hambourg son premier véritable service pilote de robotaxis pour passagers, via sa filiale Moia.

Les coûts élevés du matériel et la complexité des logiciels ont encore ralenti les déploiements. BMW a suspendu la fonctionnalité 'eyes off' Personal Pilot de niveau 3 sur ses modèles phares en raison de la flambée des coûts et d’une demande limitée.

L'avantage de la Chine

Alors que l’Europe peine encore à généraliser les fonctionnalités de conduite autonome et les déploiements commerciaux de robotaxis, la Chine en exploite déjà dans plusieurs de ses villes, comme Pékin, Wuhan, Shenzhen, Canton et Shanghai. Les usagers peuvent commander un trajet via des plateformes grand public et des applications de réservation comme WeChat et Alipay.

La Chine connaît une croissance fulgurante des robotaxis, grâce au soutien massif des pouvoirs publics et à l’industrie automobile locale. Les consommateurs chinois se montrent également plus disposés que les Européens et d’autres publics occidentaux à monter à bord de véhicules sans conducteur et à leur faire confiance.

Et maintenant ?

Les entreprises européennes devront surmonter les obstacles réglementaires, techniques et économiques pour lancer des flottes commerciales de robotaxis. La Chine, quant à elle, devrait continuer à soutenir le développement de la conduite autonome pour rester en tête de ce marché en pleine croissance.

Les questions clés sont : qu’est-ce que la Chine fait bien en matière de robotaxis que l’Europe ne fait toujours pas ? Et quels seront les prochains développements dans ce domaine ?