D'après Le Monde, le baby-sitting étudiant peut être synonyme d'exploitation et de précarité. Macha, une Parisienne de 24 ans, a appris à ses dépens que cette activité peut parfois rimer avec exploitation. « La famille en question était pourtant très aisée et possédait un château. J’ai décliné la fois suivante, et ils ont fini par embaucher une dame philippine », relate Macha. L’étudiante en école de commerce, qui garde des enfants depuis l’âge de 13 ans, apprécie pourtant cette activité qui lui permet, en même temps, de « réviser les cours » et de gagner de l’argent, entre 500 euros et 1 000 euros par mois en travaillant « au noir » pour plusieurs familles.

Le baby-sitting est plébiscité par les jeunes – sur les 40 % des étudiants qui travaillent, 18 % font du baby-sitting, selon une enquête menée en 2020 par l’Observatoire national de la vie étudiante. Et notamment par les jeunes femmes, souligne Hélène Malarmey, chercheuse en sociologie au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) : « Les petites filles sont éduquées pour s’occuper des autres, puis poussées à faire du baby-sitting quand elles cherchent un petit job. » Mais la profession reste mal encadrée : le travail non déclaré et les abus sont monnaie courante.

Ce qu'il faut retenir

  • Le baby-sitting étudiant peut être synonyme d'exploitation et de précarité.
  • 18 % des étudiants qui travaillent font du baby-sitting, selon une enquête menée en 2020 par l’Observatoire national de la vie étudiante.
  • Les jeunes femmes sont particulièrement touchées par cette activité, qui peut parfois rimer avec exploitation.

Le baby-sitting étudiant : une activité mal encadrée

Selon la loi, les familles ont l’obligation de déclarer les services d’aide à domicile et de les rémunérer au minimum au SMIC horaire. En réalité, constate Elise Tenret, sociologue à l’université Paris-Dauphine, « c’est dans le baby-sitting qu’on retrouve le plus d’étudiants sans contrat de travail ». Cela signifie que de nombreux étudiants qui font du baby-sitting ne bénéficient pas des protections et des avantages sociaux auxquels ils ont droit.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que le baby-sitting étudiant peut parfois rimer avec exploitation. Les étudiants qui font du baby-sitting « au noir » sont souvent payés au lance-pierre, sans aucune protection sociale ni contrat de travail. Cela les rend vulnérables aux abus et aux exploitations de la part des familles qui les emploient.

Les conséquences de l'exploitation

L’exploitation des étudiants qui font du baby-sitting peut avoir des conséquences graves sur leur santé mentale et physique. Les étudiants qui sont exploités peuvent ressentir des sentiments de colère, de frustration et de dépression. Ils peuvent également avoir des difficultés à concilier leur travail et leurs études, ce qui peut affecter leur réussite scolaire.

Il est donc essentiel de prendre des mesures pour lutter contre l’exploitation des étudiants qui font du baby-sitting. Cela peut inclure la mise en place de contrats de travail clairs et équitables, la fourniture de protections sociales et la sensibilisation aux droits des étudiants.

Et maintenant ?

Il est important que les étudiants qui font du baby-sitting soient conscients de leurs droits et de leurs protections. Ils doivent également être capables de reconnaître les signes de l’exploitation et de savoir où se tourner pour obtenir de l’aide. Les familles qui emploient des étudiants pour du baby-sitting doivent également être conscientes de leurs responsabilités et de leurs obligations envers les étudiants qu’elles emploient.

Il est également important que les autorités prennent des mesures pour lutter contre l’exploitation des étudiants qui font du baby-sitting. Cela peut inclure la mise en place de lois et de réglementations plus strictes, ainsi que la fourniture de ressources et de soutien aux étudiants qui sont exploités.

En conclusion, le baby-sitting étudiant peut être une activité rémunératrice et enrichissante pour les étudiants, mais il peut également être synonyme d’exploitation et de précarité. Il est donc essentiel de prendre des mesures pour lutter contre l’exploitation des étudiants qui font du baby-sitting et pour garantir que les étudiants soient traités de manière équitable et respectueuse.