En Corée du Sud, l'ex-président Yoon Suk Yeol a été condamné à la prison à vie après une tentative de coup d'État fin 2024. Cette condamnation s'inscrit dans une série de destins tragiques pour les anciens chefs d'État du pays.
Yoon Suk Yeol : de la présidence à la prison à vie
Yoon Suk Yeol, destitué en avril dernier, a été condamné pour avoir déclaré la loi martiale en décembre 2024. Son appel à l'armée pour boucler le Parlement lui a valu une peine de prison à vie, évitant ainsi la peine de mort requise par le parquet.
Moon Jae-in : une exception discrète
En 2022, Moon Jae-in a quitté ses fonctions présidentielles sans encombre. Cependant, en avril 2025, il est inculpé pour corruption, soupçonné d'avoir favorisé l'emploi de son gendre dans une compagnie aérienne, des accusations rejetées par son équipe juridique comme étant politiquement motivées.
Park Geun-hye : destitution et condamnation
Accusée de corruption et d'abus de pouvoir, Park Geun-hye est destituée en 2017. En 2021, elle est condamnée à 20 ans de prison, avant d'être graciée en décembre de la même année par son successeur, Moon Jae-in.
Lee Myung-bak et Roh Moo-hyun : des destins tragiques
Lee Myung-bak, président de 2008 à 2013, est condamné à 15 ans de prison en 2018 pour corruption. En décembre 2022, il est gracié par Yoon Suk Yeol. Quant à Roh Moo-hyun, président de 2003 à 2008, il se suicide en 2009 alors qu'il était visé par des accusations de versements d'argent suspects.
Roh Tae-woo et Chun Doo-hwan : corruption et répression
Roh Tae-woo, président de 1988 à 1993, est condamné pour corruption et trahison en 1996. Il est amnistié deux ans plus tard. Chun Doo-hwan, quant à lui, est condamné à la peine de mort en 1996, commuée en prison à vie, avant d'être amnistié en 1998.
Park Chung-hee : assassinat et destitution
Park Chung-hee, dictateur de la Corée du Sud, est assassiné en 1979. Auparavant, il avait échappé à deux tentatives d'assassinat. Son décès entraîne une période de troubles politiques marquée par des coups d'État.
Ces destins tragiques des anciens présidents sud-coréens soulignent les enjeux politiques et judiciaires auxquels ils peuvent être confrontés une fois leur mandat terminé.
