Le principal quotidien du Costa Rica, La Nación, a rapporté que les États-Unis ont révoqué le visa de plusieurs de ses dirigeants, une mesure considérée comme 'sans précédent' par le journal critique du pouvoir de droite allié de Donald Trump.
Ce qu'il faut retenir
- Les États-Unis ont révoqué les visas de dirigeants de La Nación, principal quotidien du Costa Rica
- Cette action s'inscrit dans une série d'annulations touchant des opposants politiques du président Rodrigo Chaves
- Aucune explication officielle n'a été donnée aux dirigeants concernés
Des visas révoqués dans un contexte politique tendu
Cette décision s'ajoute à une série d'annulations de visas touchant des opposants politiques du président Rodrigo Chaves, allié de Donald Trump. L'ancien président costaricain et prix Nobel de la paix Oscar Arias avait déjà dénoncé une mesure similaire l'année précédente, déclarant que Washington lui avait retiré une autorisation d'entrée sur le territoire.
Une réaction sans précédent de la part des États-Unis
Le conseil d'administration de La Nación a confirmé la révocation des visas de plusieurs de ses membres par les États-Unis, soulignant que cette action était inédite à l'encontre d'un journal généraliste et indépendant. Aucune explication officielle n'a été fournie aux dirigeants concernés, mais La Nación a affirmé que cela n'affecterait en rien son engagement ni son exercice indépendant du journalisme.
Des tensions politiques et des enjeux migratoires
Rodrigo Chaves, proche allié de Donald Trump, doit bientôt céder le pouvoir à Laura Fernández, du même parti politique. Cette mesure intervient dans un contexte où la liberté de la presse au Costa Rica a été critiquée par des organisations internationales. Chaves a renforcé ses liens avec Trump en intégrant le Costa Rica au 'Bouclier des Amériques', un groupe de pays latino-américains alliés pour lutter contre le narcotrafic.