Comme le rapporte Futura Sciences, les emballages de fast-food changent en profondeur, notamment en raison de la fin progressive de l’utilisation de certaines substances chimiques qui pouvaient migrer jusqu’aux aliments. Derrière cette transformation se cache la fin d’une chimie longtemps passée inaperçue.
Les emballages de la restauration rapide ont été traités avec des substances chimiques capables de migrer jusqu’aux aliments pendant des décennies. Cette pratique que l’Europe s’apprête désormais à faire disparaître est une source de risques pour la santé. Les PFAS, ou « polluants éternels », sont une vaste famille de substances chimiques particulièrement persistantes qui ont été utilisées pour rendre les emballages imperméables aux graisses et aux sauces.
Ce qu'il faut retenir
- Les PFAS sont des substances chimiques persistantes qui ont été utilisées dans les emballages de fast-food.
- Ces substances peuvent migrer dans les aliments, notamment sous l’effet de la chaleur et des graisses.
- Plusieurs PFAS sont aujourd’hui associés à des effets sur le foie, le cholestérol, la fertilité ou encore le système immunitaire.
- Une nouvelle réglementation européenne interdit la mise sur le marché des emballages alimentaires dépassant certains seuils de PFAS à partir du 12 août 2026.
- Les industriels cherchent désormais à recréer la résistance aux graisses sans recourir aux PFAS ajoutés, en utilisant des matériaux tels que les fibres de bois, la bagasse issue de la canne à sucre ou les polymères dérivés de l’amidon.
Les risques pour la santé
Les PFAS sont des substances chimiques qui peuvent avoir des effets néfastes sur la santé. Selon les recherches, certaines de ces molécules peuvent migrer du papier ou du carton vers la nourriture, avant d’être ingérées. Plusieurs PFAS sont aujourd’hui associés à des effets sur le foie, le cholestérol, la fertilité ou encore le système immunitaire. En 2023, le Centre international de recherche sur le cancer a notamment classé le PFOA comme cancérogène pour l’être humain.
Ces substances sont d’autant plus préoccupantes qu’elles sont très persistantes dans l’environnement et peuvent s’accumuler dans les organismes vivants. L’exposition aux PFAS peut se faire non seulement via les emballages de fast-food, mais également via d’autres sources telles que l’eau ou les sols contaminés.
La réglementation européenne
Face à ces risques, l’Europe a décidé de prendre des mesures pour réduire l’exposition aux PFAS. À partir du 12 août 2026, le règlement sur les emballages et déchets d’emballages (PPWR) interdit la mise sur le marché des emballages alimentaires dépassant certains seuils de PFAS. Les industriels ont donc dû adapter leurs matériaux pour répondre à cette nouvelle réglementation.
Cette réglementation est un pas important vers la réduction de l’exposition aux PFAS, mais elle ne signifie pas pour autant la disparition immédiate de toute trace de ces substances. L’eau ou les fibres recyclées peuvent déjà en contenir en raison de leur présence généralisée dans l’environnement. L’objectif est désormais de réduire au maximum cette exposition, jusqu’au papier qui entoure nos burgers.
En conclusion, les emballages de fast-food sont une source de risques pour la santé en raison de la présence de PFAS, des substances chimiques persistantes qui peuvent migrer dans les aliments. La réglementation européenne est un pas important vers la réduction de l’exposition à ces substances, mais il reste encore beaucoup à faire pour protéger la santé publique.