D'après le journaliste Pierre Vermeren, « La France a une dette envers les Iraniens ». Cette déclaration soulève des questions sur la perception de la révolution islamique en Iran par les intellectuels et les médias français à l'époque. En effet, dès les semaines qui suivent le retour triomphal de l'ayatollah Khomeyni à Téhéran le 1er février 1979, les violences, exécutions sommaires et mises à mort commencent.

La journaliste Claire Brière, présente à Téhéran à partir du retour de Khomeyni, témoigne avoir vu des lynchages et des mutilations de cadavres d'une violence insoutenable. Puis, peu à peu, les islamistes se retournent contre tous leurs alliés d'hier, des modérés aux groupes armés d'extrême-gauche, pour les liquider. Les femmes perdent l'émancipation juridique obtenue sous les Pahlavi. Les homosexuels risquent la peine capitale. Une théocratie islamiste, obscurantiste et ultra-violente, s'abat sur l'Iran.

Les erreurs de jugement des intellectuels français

Comment expliquer, dans ces conditions, la stupéfiante bienveillance que certains intellectuels et une large partie des médias français avaient, jusqu'alors, accordée à Khomeyni et aux mollahs ? Michel Foucault et Serge July sont quelques-uns des personnalités de Saint-Germain-des-Prés qui ont longtemps multiplié les erreurs de jugement sur l'ayatollah iranien et les mollahs.

D'après Le Figaro, ces intellectuels ont été aveugles face à la révolution islamique en 1978-1979. Alors que d'autres étaient plus lucides, ils ont continué à soutenir le régime de Khomeyni malgré les violences et les exécutions sommaires qui se multipliaient.

Les conséquences de la révolution islamique

Les conséquences de la révolution islamique en Iran ont été désastreuses pour la population. Les femmes ont perdu leurs droits, les homosexuels sont persécutés et les opposants politiques sont exécutés. La théocratie islamiste a instauré un régime de terreur et de répression.

Comme le rappelle Claire Brière, « Quand tu es bahaïe, être citoyenne n’a plus de sens ». Cette déclaration souligne la discrimination et la persécution que subissent les minorités religieuses en Iran.

Les réactions des intellectuels français

Aujourd'hui, les intellectuels français qui avaient soutenu le régime de Khomeyni doivent expliquer leur bienveillance face à la révolution islamique. Pierre Vermeren a déclaré que « La France a une dette envers les Iraniens », soulignant la nécessité pour la France de reconnaître ses erreurs et de prendre des mesures pour réparer les torts causés.

Les réactions des intellectuels français restent attendues. Ils doivent expliquer pourquoi ils ont été aveugles face à la révolution islamique et comment ils comptent réparer les torts causés.