Le 15 janvier, les autorités de l'immigration américaine (ICE) ont expulsé 15 migrants africains vers le Cameroun à bord d'un avion du département de la sécurité intérieure américaine.
Ces migrants, issus d'Angola, de la République démocratique du Congo, du Ghana, du Maroc et du Zimbabwe, avaient été détenus dans un centre migratoire à Alexandrie, en Virginie, sans aucune information sur leur destination.
Les autorités camerounaises ont tenté d'étouffer l'affaire, mais quatre journalistes camerounais ont été arrêtés pendant plusieurs heures à Yaoundé, la capitale, pour avoir enquêté sur la détention de ces migrants.
Maître Joseph Fru Awah, l'un des journalistes arrêtés, a déclaré à Le Monde mardi 17 février : « La police nous a interpellés. Je ne peux pas parler ».
Cette affaire soulève des questions sur les pratiques de l'administration Trump en matière de migration et de réfugiés.
Les migrants expulsés
Les 15 migrants expulsés vers le Cameroun ont été détenus dans un centre migratoire à Alexandrie, en Virginie, depuis plusieurs mois.
Les autorités américaines ont précisé que ces migrants n'avaient pas de droits légaux pour rester aux Etats-Unis et qu'ils devaient être expulsés vers leur pays d'origine.
L'arrestation des journalistes camerounais
Les quatre journalistes camerounais arrêtés à Yaoundé ont été accusés d'avoir diffusé des informations sur la détention des migrants.
Ils ont été libérés après plusieurs heures de détention, mais leur matériel a été confisqué.
Les implications de cette affaire
Cette affaire soulève des questions sur les pratiques de l'administration Trump en matière de migration et de réfugiés.
Les critiques affirment que les autorités américaines sont en train de mettre en place une politique d'expulsion systématique des migrants, sans tenir compte de leur situation individuelle ou de leurs droits humains.
Le gouvernement américain a répondu que ces migrants n'avaient pas de droits légaux pour rester aux Etats-Unis et qu'ils devaient être expulsés vers leur pays d'origine.
Les prochaines étapes
L'administration Biden a annoncé qu'elle allait réévaluer les politiques de migration et de réfugiés de son prédécesseur.
Les défenseurs des droits humains espèrent que cette réévaluation conduira à une politique plus juste et plus humanitaire en matière de migration et de réfugiés.
Ils n'ont pas de droits légaux pour rester aux Etats-Unis et doivent être expulsés vers leur pays d'origine, selon les autorités américaines.
Ils ont été accusés d'avoir diffusé des informations sur la détention des migrants.
