Le président américain, Donald Trump, a réaffirmé la position des États-Unis en faveur de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, qualifiant toute autre voie de règlement de ce conflit, qui dure depuis plusieurs décennies, d'« inacceptable ».

Ce soutien a été exprimé dans un message adressé au roi Mohammed VI, comme le rapporte Euronews FR. Le président américain a confirmé la position constante de Washington, qui reconnaît la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental et soutient le plan d’autonomie proposé par Rabat.

Ce qu'il faut retenir

  • Les États-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.
  • Le plan d'autonomie proposé par Rabat est considéré comme la solution sérieuse, réaliste et unique capable de mettre fin au conflit de manière juste et durable.
  • Le maintien du statu quo est jugé « inacceptable » par Donald Trump, qui estime qu’un règlement permettrait de favoriser la prospérité et renforcer l’intégration entre les pays du continent africain.

Le contexte du conflit

Le Sahara occidental, territoire riche en ressources naturelles, notamment en phosphates et en ressources halieutiques, demeure l'un des principaux foyers de tensions diplomatiques en Afrique du Nord. Il constitue également le cœur du différend historique entre le Maroc et l'Algérie, cette dernière soutenant officiellement le Front Polisario, qui revendique l'indépendance de cette ancienne colonie espagnole.

Le Maroc défend un plan d'autonomie accordant de larges compétences au territoire tout en le maintenant sous souveraineté marocaine. Le Front Polisario, de son côté, réclame l'organisation d'un référendum d'autodétermination permettant aux habitants du territoire de choisir leur avenir.

Les origines du conflit

Le conflit trouve son origine en 1975, lorsque l'Espagne a mis fin à plus de 90 ans d'administration du territoire, alors appelé « Sahara espagnol ». Après le retrait de Madrid, les tensions ont dégénéré en guerre entre le Maroc et le Front Polisario, avant qu'un cessez-le-feu ne soit conclu en 1991 sous l'égide des Nations unies.

Rabat considère le Sahara occidental comme une partie intégrante de son territoire, s'appuyant notamment sur les liens historiques d'allégeance entre les tribus sahraouies et la monarchie alaouite. L'Algérie soutient, pour sa part, le Front Polisario, qui a proclamé en 1976 la « République sahraouie », estimant que le règlement du conflit passe par l'exercice du droit à l'autodétermination et l'achèvement du processus de décolonisation.

Et maintenant ?

Les États-Unis ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leurs efforts pour parvenir à une issue rapide au conflit. Le président américain a également annoncé un renforcement de la coopération opérationnelle entre Washington et Rabat en Afrique du Nord-Ouest, affirmant que les deux pays travailleront ensemble à renforcer la sécurité dans la région du Sahel.

Le roi Mohammed VI a déclaré que le royaume entrait dans « une phase décisive de son histoire contemporaine », ajoutant : « Le temps du Maroc unifié est venu. »

Les prochaines étapes attendues incluent la reprise des négociations fondées sur le plan d'autonomie présenté par le Maroc aux Nations unies en 2007, ainsi que le renforcement de la coopération opérationnelle entre les États-Unis et le Maroc pour assurer la sécurité dans la région du Sahel.