Depuis le 8 mars, les étudiants étrangers diplômés d’une université australienne souhaitant rester dans le pays sont confrontés à une augmentation significative des frais de visa temporaire. Selon Courrier International, ces frais ont doublé pour atteindre 4 600 dollars australiens (2 800 euros), comparé à 2 300 dollars (1 400 euros) précédemment, plaçant ainsi l'Australie en tant que pays le plus coûteux pour les étudiants cherchant une première expérience professionnelle.
Ce qu'il faut retenir
- Les frais de visa temporaire pour les étudiants étrangers en Australie ont doublé, atteignant 4 600 dollars australiens.
- L'Australie devient ainsi le pays le plus cher pour les étudiants internationaux en quête d'opportunités professionnelles.
- Les étudiants dénoncent cette augmentation soudaine et non prévue, mettant en péril leur projet de vie en Australie.
- C'est la troisième augmentation des frais de visa temporaire depuis février 2025, affectant la durée de séjour autorisée en Australie et l'âge d'admissibilité des étudiants diplômés.
Cette décision australienne place le pays bien au-dessus de ses concurrents directs tels que la Nouvelle-Zélande, le Canada, le Royaume-Uni et les États-Unis en termes de coût des visas. Un étudiant diplômé en ingénierie, dont le visa expire le 15 mars, exprime son mécontentement en déplorant : « À la dernière minute, nous sommes traités comme de vulgaires distributeurs automatiques de billets. Cette mesure va nuire considérablement à la réputation internationale de l’Australie. »
Ariya Masud de l’Union nationale des étudiants (NUS) souligne que les étudiants étrangers sont perçus comme des ressources financières pour une industrie lucrative, négligeant leur aspect humain et leurs aspirations professionnelles. Cette hausse des frais de visa intervient pour la troisième fois depuis février 2025, après une augmentation significative en 2024.
Impacts sur la vie des étudiants étrangers
Les nouvelles restrictions imposées par Canberra réduisent également l'âge d'admissibilité des titulaires de visas d'étudiant diplômé à 35 ans et raccourcissent la durée maximale de séjour autorisée en Australie à trois ans, contre six auparavant. Jesse Gardner-Russell, président du Conseil des associations australiennes de diplômés (Capa), exprime son inquiétude : « Doubler le prix du ticket d’entrée signifie que ceux déjà intégrés à la société australienne et souhaitant contribuer à la croissance de notre économie se retrouvent exclus. »
En conclusion, cette hausse des frais de visa pour les étudiants étrangers en Australie soulève des préoccupations quant à l'accessibilité à l'éducation internationale et à l'intégration des talents étrangers dans le pays, posant des défis importants pour les futurs étudiants et la réputation de l'Australie en tant que destination d'études de renom.
