À Nantes, des étudiants se forment aux premiers secours en santé mentale pour mieux accompagner leurs camarades en détresse. Pendant deux jours, ils apprennent à repérer les signes de souffrance psychique et à adopter les bons réflexes. Ce dispositif est de plus en plus populaire dans les universités, alors que la santé mentale des jeunes reste une préoccupation majeure, selon Franceinfo - Santé.

Ce qu'il faut retenir

  • Un Français sur quatre est confronté à un trouble psychique au cours de sa vie, selon l'association Premiers secours en santé mentale.
  • Moins d'un étudiant sur deux estime être en bonne santé mentale, d'après le baromètre national sur la santé mentale mené par l'institut Ipsos en 2025.
  • Depuis la pandémie de Covid-19, les troubles psychiques, notamment chez les jeunes, ont pris de l'ampleur, suscitant une prise de conscience collective.
  • Plus de 220 000 personnes ont été formées aux premiers secours en santé mentale en France, dont 2 000 étudiants à l'université de Nantes depuis 2021.

Formation aux premiers secours en santé mentale

Les étudiants participent à des scénarios pour apprendre à réagir face à des situations délicates : une jeune mère isolée, un homme souffrant de troubles obsessionnels, un jeune en proie à des crises de panique. L'objectif est d'adopter la bonne posture pour aider ces personnes en détresse, sans pour autant se substituer à des professionnels de la santé mentale. Les stagiaires sont guidés pour approcher, écouter activement, réconforter, encourager et informer.

Des retours positifs des étudiants

Les formations rencontrent un vif succès auprès des étudiants, conscients de l'importance de ces compétences dans leur vie quotidienne. Certains témoignent de situations où ils ont déjà pu mettre en pratique ce qu'ils ont appris, soulignant l'utilité de ces enseignements. Les étudiants se sentent mieux préparés à soutenir leurs pairs en difficulté, contribuant ainsi à créer un environnement plus bienveillant au sein des campus universitaires.

Et maintenant ?

Cette initiative pourrait se généraliser à d'autres établissements d'enseignement pour favoriser la santé mentale des jeunes. Il est essentiel de continuer à sensibiliser sur ces enjeux et d'offrir un soutien adéquat aux étudiants en difficulté.