Une banderole sans équivoque a été déployée ce 15 avril 2026 dans les travées de l'Allianz Arena lors du quart de finale retour de Ligue des champions entre le Bayern Munich et le Real Madrid : « La passion ne se dissout pas, soutien aux ultras français ! ». Le message, adressé directement aux Green Angels et aux Magic Fans, deux groupes historiques de l'AS Saint-Étienne aujourd’hui dans le collimateur des autorités françaises, a marqué les esprits. Comme le rapporte RMC Sport, cette initiative symbolique illustre une solidarité transfrontalière entre supporters, dans un contexte où plusieurs groupes en France sont menacés de dissolution.
Ce qu'il faut retenir
- Les ultras du Bayern Munich ont affiché un soutien aux Green Angels et Magic Fans de l'AS Saint-Étienne lors d'un match de Ligue des champions le 15 avril 2026.
- Une banderole avec le message « La passion ne se dissout pas, soutien aux ultras français ! » a été déployée à l'Allianz Arena.
- Les deux groupes stéphanois sont menacés de dissolution en France, une procédure qui pourrait aboutir malgré leur épargne en 2025.
- Les Green Angels et Magic Fans ont été entendus le 13 avril 2026 devant une commission nouvellement constituée.
- Les Lyonnais des Bad Gones ont également affiché leur soutien lors d'un match de Ligue 1 le 12 avril 2026.
Un geste symbolique fort des ultras bavarois
La scène s'est déroulée dans l'enceinte de l'Allianz Arena, où les supporters du Bayern Munich célébraient leur victoire contre le Real Madrid (4-3) en quart de finale retour de Ligue des champions. Comme l’a révélé Margot Dumont, journaliste à Canal+, présente en bord de terrain, une banderole géante a été déployée par les ultras munichois. Le message, clair et sans ambiguïté, visait à exprimer leur solidarité envers les supporters stéphanois. « La passion ne se dissout pas, soutien aux ultras français ! » — une formule qui résume à elle seule l’attachement des groupes ultras à leur identité et à leurs traditions.
Ce soutien n’est pas anodin. Les Green Angels, fondés en 1992, et les Magic Fans, créés en 1991, incarnent une histoire longue de plus de trois décennies au sein du football français. Leur présence dans les tribunes de Geoffroy-Guichard est indissociable de l’image du club stéphanois. Pourtant, leur avenir est aujourd’hui incertain, alors qu’ils avaient déjà été épargnés en 2025 par des mesures similaires.
La menace de dissolution plane sur les groupes stéphanois
Selon RMC Sport, la situation reste tendue en France, où plusieurs groupes de supporters sont aujourd’hui ciblés par les autorités. Les Green Angels et les Magic Fans, après avoir été entendus le 13 avril 2026 devant une commission spécialement créée à cet effet, pourraient faire l’objet d’une procédure de dissolution. Cette menace s’inscrit dans un contexte plus large de durcissement des mesures contre les groupes ultras, alors que les autorités cherchent à encadrer davantage les comportements dans les stades.
Quelques jours plus tôt, une réunion s’était tenue au stade Geoffroy-Guichard, en amont du match de Ligue 2 opposant l’ASSE à Dunkerque. Une dizaine de représentants des deux groupes avaient échangé pendant près d’une heure sur les risques encourus. L’un des participants a résumé l’état d’esprit général en ces termes : « Il est question de la défense d’un territoire et d’un mode de vie. » Une déclaration qui illustre le caractère presque existentiel de ce combat pour ces groupes historiques du football français.
Une mobilisation plus large au sein du football français
Le soutien venu d’Allemagne n’est pas un cas isolé. Dès le 12 avril 2026, lors du match de Ligue 1 opposant l’Olympique Lyonnais à Lorient au Groupama Stadium, les Bad Gones — ennemis historiques des Stéphanois — ont également marqué leur opposition à une éventuelle dissolution. Dans le virage Nord, une banderole clamait : « Non à la dissolution des groupes stéphanois. » Un message fort, qui montre que la solidarité entre ultras dépasse parfois les rivalités traditionnelles.
Cette mobilisation croissante souligne l’importance des groupes ultras dans l’écosystème du football. Longtemps perçus comme des acteurs incontournables des ambiances en tribunes, ils sont aujourd’hui au cœur de débats sur la sécurité et l’ordre public. Leur défense par d’autres supporters, y compris étrangers, met en lumière la dimension identitaire de leur engagement.
« La passion ne se dissout pas, soutien aux ultras français ! » — Message déployé par les ultras du Bayern Munich lors du match contre le Real Madrid le 15 avril 2026.
Un enjeu qui dépasse le cadre sportif
Cette affaire révèle une tension plus large autour du rôle des supporters dans le football moderne. Alors que les instances dirigeantes cherchent à professionnaliser et sécuriser les stades, les groupes ultras défendent une certaine idée de la culture footballistique, mêlant passion, tradition et territorialité. Leur possible disparition forcée pourrait ainsi modifier durablement le paysage des tribunes françaises, où l’ambiance est souvent indissociable de la présence de ces groupes organisés.
Le cas de l’AS Saint-Étienne illustre également la complexité des relations entre clubs, supporters et pouvoirs publics. L’ASSE, club historique du football français, se retrouve aujourd’hui au cœur d’un débat qui dépasse largement le cadre sportif. La question de la dissolution des groupes ultras soulève des interrogations sur l’équilibre entre sécurité et préservation de l’identité des supporters — un équilibre que d’autres clubs pourraient être amenés à affronter dans les mois à venir.
En attendant, la mobilisation continue. Entre banderoles, déclarations et réunions, les Green Angels et les Magic Fans ne comptent pas baisser les bras. Leur combat, désormais porté par des soutiens inattendus comme ceux du Bayern Munich, pourrait bien devenir un symbole pour l’ensemble de la communauté des ultras en Europe.
Les deux groupes ultras de l’AS Saint-Étienne sont visés par une procédure de dissolution en raison de leur implication présumée dans des incidents violents ou de leur statut d’organisation structurée, selon les autorités françaises. Malgré leur épargne en 2025, ils ont été entendus le 13 avril 2026 devant une commission spécialement créée pour examiner leur cas.
Une dissolution entraînerait des interdictions de stade pour les membres des groupes concernés et pourrait imposer des restrictions supplémentaires à l’ASSE en matière d’organisation de déplacements et d’ambiance en tribunes, ce qui affecterait directement l’identité du club.
