D'après les déclarations de Lilie, 26 ans, attachée de presse, « Je trouve ça dommage que tu ne skies pas » est une phrase qu'elle entend souvent lors de ses séjours à la montagne. Cependant, elle préfère lire au soleil avec un café pendant que les autres enchaînent les pistes.
En France, le ski conserve tout son attrait, avec 1 sur 5 personnes déclarant avoir pratiqué le ski alpin ou nordique lors d'un séjour au moins une fois au cours des trois dernières années, selon Atout France. Cependant, une minorité visible fait un pas de côté, comme Nina, 33 ans, directrice conseil, qui voit le ski comme une pratique « hyper dangereuse ».
Les raisons du rejet du ski
Les raisons du rejet du ski sont variées et peuvent être émotionnelles, corporelles ou intimes. Pour Sarah, 31 ans, avocate, le rejet du ski est dû à un souvenir précis et traumatisant de son enfance, où son père l'a remise sur des skis après plusieurs années sans pratique, ce qui a déclenché une panique et une chute.
D'autres personnes, comme Bénédicte, 41 ans, directrice d'une agence de communication, n'ont jamais vraiment skié enfant et n'y ont jamais pris plaisir. Elle se sent en décalage avec la culture alpine et préfère se rendre dans des cafés vides pendant que les autres sont sur les pistes.
Le droit de rester en bas des pistes
Malgré le rejet du ski, ces personnes n'ont pas renoncé à la hauteur de l'expérience de la montagne. Elles préfèrent profiter de la beauté des paysages, des hôtels ou chalets, des activités à faire hors du ski, comme les raquettes, la luge, la marche, la détente et la restauration.
Comme le souligne Marie-Alisée, 29 ans, consultante digitale, « Je ne comprends pas pourquoi on n'aurait pas le droit de profiter d'une station sans skier ».
Les statistiques du ski en France
Selon Atout France, 82 % des personnes interrogées en séjour à la montagne déclarent qu'elles prévoient de poursuivre, voire d'intensifier, leur pratique du ski dans les années à venir, confirmant le poids culturel et économique de la glisse dans les stations françaises.
Cependant, les récits des personnes qui détestent le ski racontent autre chose : le droit de rester en bas des pistes sans renoncer à la hauteur de l'expérience.
Conclusion
En conclusion, le ski conserve tout son attrait en France, mais une minorité visible fait un pas de côté. Les raisons du rejet du ski sont variées et peuvent être émotionnelles, corporelles ou intimes. Cependant, ces personnes n'ont pas renoncé à la hauteur de l'expérience de la montagne et préfèrent profiter de la beauté des paysages et des activités à faire hors du ski.
