Les liens entre le prince Andrew, second fils de la reine Élisabeth II, et le défunt financier Jeffrey Epstein, au cœur d’une affaire d’abus sexuels, reviennent sur le devant de la scène. Selon BFM - Faits Divers, des documents et témoignages confirment la régularité de ces rencontres, dans un contexte judiciaire déjà marqué par des accusations graves contre Epstein.
Ce qu'il faut retenir
- Le prince Andrew a effectué plusieurs séjours chez Jeffrey Epstein entre 2000 et 2010, selon des sources judiciaires et médiatiques.
- Ces visites ont été évoquées dans le cadre de l’enquête sur les réseaux d’abus sexuels présidés par Epstein, décédé en 2019 dans sa cellule.
- Le duc d’York a toujours nié avoir eu connaissance des agissements criminels de son hôte.
- L’affaire Epstein a donné lieu à des condamnations aux États-Unis, mais aucune charge n’a été retenue contre le prince Andrew.
- Des documents judiciaires américains, rendus publics en 2024, mentionnent explicitement ces séjours.
Des visites répétées entre 2000 et 2010
Entre le début des années 2000 et 2010, le prince Andrew s’est rendu à plusieurs reprises dans les résidences de Jeffrey Epstein, un milliardaire américain déjà connu pour ses liens avec des personnalités influentes. Selon BFM - Faits Divers, ces déplacements ont été documentés par des registres hôteliers, des témoignages et des correspondances judiciaires. Le prince, alors âgé de 30 à 40 ans, a fréquenté Epstein à New York, en Floride, ainsi qu’aux Bahamas, où ce dernier possédait une propriété.
Ces séjours coïncident avec une période où Epstein étendait son réseau d’influence, avant que ses activités ne soient révélées au grand jour. En 2008, Epstein a été condamné pour prostitution de mineures aux États-Unis, une affaire qui a depuis donné lieu à de nouvelles accusations et à des enquêtes supplémentaires.
Un contexte judiciaire déjà lourd
Jeffrey Epstein a été arrêté en juillet 2019 à New York, accusé de trafic sexuel de mineures. Il est décédé en août 2019 dans sa cellule, officiellement par suicide, bien que cette thèse soit contestée par certains enquêteurs et proches des victimes. Plusieurs documents judiciaires, rendus publics en 2024 dans le cadre de procédures civiles aux États-Unis, ont mis en lumière les relations entre Epstein et des personnalités de premier plan, dont le prince Andrew.
Parmi ces pièces figure notamment un carnet de contact retrouvé dans la résidence new-yorkaise d’Epstein, où figuraient les noms de plusieurs centaines de personnalités, dont celui du duc d’York. BFM - Faits Divers rappelle que ces éléments ont été versés au dossier de l’enquête menée par le département de la Justice américain, sans que le prince ne soit directement mis en cause.
Le prince Andrew maintient sa version
Face aux révélations, le prince Andrew a toujours démenti avoir eu connaissance des activités illégales de Jeffrey Epstein. Dans une interview accordée à la BBC en 2019, il avait déclaré : « J’ai fait une erreur en fréquentant Jeffrey Epstein. Je ne savais pas ce qu’il faisait. » Il a également évoqué des relations d’ordre professionnel et social, sans préciser la nature exacte de ses visites.
Cependant, des proches des victimes d’Epstein ont contesté cette version, affirmant que le prince devait être conscient des agissements de son hôte. En 2022, un accord financier a été trouvé entre le prince Andrew et Virginia Giuffre, une victime d’Epstein, mettant fin à des poursuites civiles aux États-Unis. Cet accord, dont les détails financiers n’ont pas été rendus publics, a permis d’éviter un procès.
Sur le plan judiciaire, le prince Andrew a vu son rôle dans cette affaire s’atténuer au fil des années, mais les révélations récentes pourraient relancer les spéculations. En Grande-Bretagne, la monarchie continue de surveiller l’impact médiatique et politique de cette affaire, alors que le prince Andrew a progressivement réduit ses engagements publics.
Pour les victimes d’Epstein, ces nouveaux éléments pourraient servir de base à des actions en justice supplémentaires, notamment aux États-Unis, où les procédures civiles restent ouvertes. La question de la responsabilité pénale du prince Andrew, quant à elle, semble désormais exclue, faute de preuves tangibles.