Alors que « Stranger Things » vient de s’achever sur Netflix, ses créateurs, les frères Duffer, s’apprêtent à enchaîner avec une nouvelle production tout aussi ambitieuse. Selon Franceinfo - Culture, la plateforme de streaming a annoncé la sortie prochaine de « The Boroughs », une série qui transpose l’univers fantastique des années 1980 dans un établissement pour personnes âgées du Nouveau-Mexique. Entre horreur, humour et réflexion sur le vieillissement, cette production mêle plusieurs genres pour offrir une expérience à la fois divertissante et émouvante.

Réalisée par Jeffrey Addis et Will Mathews — les mêmes créateurs de la reprise de « Dark Crystal » sur Netflix —, « The Boroughs » suit les aventures de Sam Cooper, un ingénieur à la retraite interprété par Alfred Molina. Veuf récent, ce dernier se retrouve placé de force dans une résidence pour seniors par sa fille et son beau-fils, qu’il exècre. Alors que l’établissement semble idyllique — avec ses pavillons individuels et ses activités de groupe —, une sombre réalité émerge : ses résidents disparaissent un à un, victimes de créatures monstrueuses rappelant les films fantastiques des années 1980. Mais ces attaques sont-elles bien réelles ou le fruit de l’imagination de cerveaux vieillissants ?

Ce qu'il faut retenir

  • Une création des frères Duffer, les producteurs de « Stranger Things », qui signent ici leur nouvelle série pour Netflix.
  • Un casting prestigieux avec notamment Alfred Molina (« Spider-Man 2 », « Les Aventuriers de l’Arche perdue ») et Geena Davis.
  • Une intrigue horrifique et mélancolique centrée sur des résidents d’un Ehpad confrontés à des créatures surnaturelles.
  • Un mélange de genres : horreur, humour, drame familial et réflexion sur la solitude et la mort.
  • 8 épisodes disponibles dès sa sortie sur Netflix.

Une ambiance à mi-chemin entre « Stranger Things » et « Squid Game »

« The Boroughs » plonge le spectateur dans un univers où le fantastique côtoie le quotidien d’un Ehpad. D’un côté, des pavillons indépendants et des activités organisées pour égayer le quotidien des résidents ; de l’autre, un immeuble sécurisé, aux allures de salle de jeu de « Squid Game », réservé aux pensionnaires souffrant de troubles mentaux. C’est là que les disparitions commencent, alimentant les doutes sur la nature des événements.

L’intrigue prend une tournure plus concrète lorsque Sam Cooper découvre le cadavre d’un voisin, tué par une créature aux allures de monstre des films des années 1980. Autant dire que l’ambiance rappelle irrésistiblement « Stranger Things », avec ses créatures effrayantes et son groupe d’amis soudés par une enquête collective. Pourtant, l’âge des personnages principaux — septuagénaires pour la plupart — ajoute une dimension particulière, mêlant horreur et mélancolie.

Un casting étoffé pour une série aux multiples facettes

« The Boroughs » s’appuie sur un casting solide, avec en tête de file Alfred Molina dans le rôle de Sam Cooper. Connu pour ses interprétations dans « Spider-Man 2 » (où il incarnait le Dr Octopus) ou « Les Aventuriers de l’Arche perdue », l’acteur britannique apporte une profondeur tragique à ce personnage de vieil homme aigri, rongé par le deuil et la solitude. À ses côtés, Geena Davis incarne une voisine séductrice et pleine de vie, tandis que d’autres acteurs confirmés complètent cette distribution éclectique.

Derrière la caméra, Jeffrey Addis et Will Mathews, déjà à l’origine de la reprise de « Dark Crystal » sur Netflix, confirment leur talent pour mêler fantastique et émotion. Leur approche de « The Boroughs » oscille entre horreur classique et drame intimiste, explorant des thèmes comme la perte des proches, les regrets du passé ou encore l’acceptation de la mort. Un équilibre délicat, qui pourrait séduire un public aussi large que celui de « Stranger Things ».

Entre humour et horreur, une réflexion sur le temps qui passe

Ce qui frappe dans « The Boroughs », c’est sa capacité à aborder des sujets graves avec légèreté et humour. Les dialogues ciselés et les situations cocasses entre résidents permettent de désamorcer la tension créée par les scènes d’horreur. Pourtant, la série ne tombe jamais dans la farce : elle garde toujours une tonalité sombre, rappelant que le temps n’épargne personne.

Les créateurs ont choisi de situer l’action dans le Nouveau-Mexique, un État américain déjà utilisé pour « Stranger Things ». Ce décor, à la fois désertique et mystérieux, renforce l’atmosphère onirique de la série. Entre références aux films fantastiques des années 1980 et hommages discrets à la culture pop, « The Boroughs » s’annonce comme un hommage autant qu’une œuvre originale, où chaque détail compte.

Et maintenant ?

La série « The Boroughs » est attendue pour le 30 mai 2026 sur Netflix, selon les informations relayées par Franceinfo - Culture. Si les frères Duffer confirment leur signature visuelle et narrative, cette nouvelle production pourrait s’imposer comme l’un des grands rendez-vous de l’été pour les amateurs de séries fantastiques. Reste à voir si le mélange des genres saura convaincre un public habitué à des récits plus classiques. Une chose est sûre : après « Stranger Things », les attentes seront élevées.

Avec « The Boroughs », les frères Duffer et leurs collaborateurs prouvent une fois de plus qu’ils savent innover tout en puisant dans les codes du passé. Entre horreur, drame et humour, cette série pourrait bien marquer un nouveau tournant pour le paysage des séries fantastiques, en prouvant qu’il est possible de mêler divertissement et profondeur sans sacrifier l’une ou l’autre.

Les frères Duffer, créateurs de « Stranger Things », sont également producteurs de « The Boroughs ». Les deux séries partagent une ambiance fantastique et des créatures monstrueuses, bien que l’action de « The Boroughs » se déroule dans un Ehpad du Nouveau-Mexique.