Les géants de l'intelligence artificielle (IA) ont promis vendredi aux médias et autres sites internet un moyen unique d'empêcher que leurs contenus soient aspirés pour entraîner leurs modèles, selon Le Figaro. Cette décision intervient alors que les éditeurs font face à un afflux de robots qui aspirent leurs articles pour nourrir les modèles d'IA.
Ce dispositif, qui vise à permettre d'inscrire une seule instruction commune, reconnue et respectée par toutes les entreprises rejoignant l'initiative, a été annoncé par OpenAI, Google, Microsoft et Anthropic. Aujourd'hui, un éditeur de site doit mettre en place un blocage différent pour chaque robot qui parcourt le web pour en collecter les pages.
Ce qu'il faut retenir
- Les géants de l'IA promettent un bouton anti-aspiration de contenu pour les médias.
- Le dispositif permettra d'inscrire une seule instruction commune pour empêcher l'aspiration des contenus.
- Les entreprises rejoignant l'initiative sont OpenAI, Google, Microsoft et Anthropic.
Le contexte
Certains médias, comme le New York Times, ont porté l'affaire devant la justice, accusant OpenAI et Microsoft d'avoir utilisé des millions de leurs articles sans autorisation ni paiement pour entraîner ChatGPT. Les deux entreprises invoquent une exception au droit d'auteur. D'autres acteurs ont pris les devants, comme le prestataire d'infrastructure internet Cloudflare, qui bloque par défaut les robots d'IA sur les nouveaux sites de ses clients depuis juillet 2025.
Le standard RSL permet aux éditeurs de faire payer les robots qui visitent leurs pages. Le réglage ne porte que sur l'entraînement futur des modèles et non sur la consultation, selon Microsoft, qui précise que l'aspiration du contenu reste autorisée par défaut lorsqu'aucune préférence n'est affichée.
Les prochaines étapes
Microsoft le prendra en compte à partir du 1er février 2027 et Google en 2027, tandis qu'OpenAI, le créateur de ChatGPT, évoque les prochains mois. Anthropic a « déjà commencé » à le mettre en œuvre, a indiqué Kevin Kelley, responsable technique des normes chez le concepteur de l'assistant Claude.
Microsoft et Google assurent que ce choix n'affectera pas la présence des sites dans leurs moteurs de recherche. Microsoft a ajouté un réglage distinct pour l'utilisation des pages dans les réponses fournies par ses assistants, comme Copilot, en prévenant qu'un refus y réduira la visibilité des sites. Meta, maison mère de Facebook, a salué une « étape importante » par la voix de son responsable de la communication, Andy Stone, sans préciser si le groupe respecterait cette consigne.
En conclusion, cette décision pourrait avoir des implications importantes pour l'industrie des médias et pour les géants de l'IA, et il est important de suivre de près les développements futurs.