La demande de gaz naturel liquéfié en Europe a connu une augmentation significative au premier trimestre 2026, avec 5,21 millions de tonnes importées de Yamal, selon les données de Kpler rapportées par BFM Business. En février, les Européens ont même acquis la totalité de la production de ce vaste parc situé dans le nord de la Sibérie.

Ce qu'il faut retenir

  • Importations européennes de GNL de Yamal en hausse de 18,4% au premier trimestre 2026
  • Usine de Yamal LNG fournissant la quasi-totalité du GNL acheté en Russie par l'Europe
  • Calendrier établi par Bruxelles fixant l'arrêt des importations de GNL russe au 1er janvier 2027

Alternatives face aux perturbations d'approvisionnement

En raison de problèmes d'approvisionnement liés à des sites de production endommagés au Qatar et des navires bloqués dans le Golfe Persique suite au conflit entre les Etats-Unis, Israël et l’Iran, l'Union européenne se tourne vers la Russie pour pallier ces perturbations. Les importations de GNL de Yamal ont ainsi augmenté de 18,4% par rapport à l'année précédente, totalisant 5,21 millions de tonnes livrées entre janvier et mars 2026.

Échéance de l'interdiction d'importation de GNL russe

Malgré cette augmentation, l'interdiction des importations de GNL russe est prévue par Bruxelles pour le 1er janvier 2027. Les acteurs européens doivent respecter les contrats en cours avant cette date. Cette situation a généré une demande accrue pour remplir rapidement les stockages en réponse aux récentes tensions énergétiques.

Et maintenant ?

La question se pose de savoir si cette hausse des importations incitera la Commission européenne à repousser l'interdiction d'importation de GNL russe. Les prochaines décisions pourraient être influencées par les pays européens défendant le maintien des importations de gaz russe, tels que la Slovaquie et la Hongrie.

Points de vue divergents

Alors que certains experts estiment que cette situation est une réaction temporaire aux récents chocs et tensions énergétiques, d'autres voix s'élèvent pour repousser l'interdiction des hydrocarbures russes. La Norvège a également soulevé des interrogations, laissant entendre que la situation au Moyen-Orient pourrait rouvrir le débat au sein de l'Union européenne sur cette interdiction. Totalenergies, partenaire du projet Yamal LNG, n'a pas répondu aux sollicitations de BFM Business quant à cette problématique.

Conclusion

La hausse des importations de GNL russe en Europe soulève des questions quant à l'application de l'interdiction prévue pour 2027. Les prochaines décisions de la Commission européenne seront cruciales pour l'avenir de ces importations et pourraient être influencées par les contextes géopolitiques et économiques en jeu.