Les seniors européens de plus de 60 ans semblent avoir un avis tranché sur la question des impôts liés à l'héritage. En effet, près de sept d'entre eux sur dix estiment que les taxes de transmission, que ce soit pour un héritage ou une donation, sont tout bonnement excessives dans leur pays. Ces chiffres, révélés par une étude menée dans dix pays européens par l'observatoire Cetelem de la banque française BNP Paribas, mettent en lumière une préoccupation croissante chez nos aînés.

Et pour cause, avec le vieillissement de la population qui bat son plein, la question de la transmission du patrimoine devient de plus en plus centrale. Mais au-delà des considérations fiscales, il est intéressant de noter que pour une grande majorité de seniors, soutenir financièrement leurs enfants est tout simplement une évidence. En effet, huit seniors européens sur dix estiment qu'il est important d'aider leur descendance, montrant ainsi un attachement fort aux valeurs de solidarité familiale.

Des perceptions divergentes selon les pays

En creusant un peu plus dans les résultats de l'étude, on peut observer des différences marquées entre les pays européens. Les Belges semblent être les plus critiques, avec 90% des seniors interrogés jugeant les impôts sur la transmission comme trop élevés. Viennent ensuite les Français (82%), les Italiens (79%), les Roumains et les Portugais (78%), et les Espagnols (75%). À l'inverse, les Suédois se montrent moins préoccupés (31%), bien qu'ils ne soient pas exempts d'autres formes de taxation.

Une question d'équilibre générationnel

Face à ce constat, se pose inévitablement la question de l'équilibre entre les générations. Alors que les