En France, l'évolution du pouvoir d'achat des ménages les plus aisés a été loin d'être linéaire ces 25 dernières années. On a assisté à une croissance fulgurante du portefeuille des plus fortunés, tandis que les ménages modestes ont vu leur situation progresser, mais à un rythme bien plus modeste.

Des riches encore plus riches sous Macron

Côté pouvoirs publics, Emmanuel Macron a été souvent critiqué pour sa politique jugée favorable aux plus fortunés. Et pour cause : durant son mandat, le pouvoir d'achat des ménages les plus aisés a connu une nette hausse. On parle d'une progression de 40 % sur une période de 25 ans, ce qui n'est pas rien. Autant dire que ces chiffres risquent de faire grincer quelques dents.

Le mandat Hollande : un changement de cap ?

À l'inverse, le quinquennat de François Hollande a marqué une certaine rupture. Sous sa présidence, l'écart s'est légèrement réduit. Mais, difficile de dire si cela a suffi à rééquilibrer véritablement les choses. Les revenus des plus riches ont stagné, tandis que ceux des plus modestes ont connu une légère hausse. Cela n'a pas non plus permis une redistribution massive des richesses.

Pourquoi un tel fossé ?

Alors, comment expliquer ces différences ? Le système de redistribution en France est souvent pointé du doigt. Malgré des intentions louables, les résultats semblent inégaux. On pourrait se demander si une révision en profondeur de ce système ne serait pas nécessaire. Peut-être est-il temps d'explorer de nouvelles pistes, comme l'a suggéré l'économiste Thomas Piketty.

Quelles perspectives pour l'avenir ?

Et maintenant, que faire ? La question reste ouverte. Le prochain locataire de l'Élysée devra sans doute se pencher sérieusement sur cet enjeu crucial. D'autres pays ont réussi à mieux répartir la richesse, alors pourquoi pas nous ? La réponse n'est pas simple, mais elle mérite d'être explorée avec sérieux.

Les politiques fiscales favorables et les investissements rentables ont permis aux plus fortunés de voir leur patrimoine croître.

Non, ils ont augmenté de 17 % sur 25 ans, mais à un rythme bien moins soutenu que celui des plus riches.

Une réforme fiscale plus équitable et une redistribution plus efficace pourraient aider à réduire le fossé entre les riches et les pauvres.