Les New York Knicks, franchise mythique de la NBA, font leur retour en finale après 27 ans d’absence, une attente qui s’achève mercredi 4 juin 2026 face aux San Antonio Spurs, comme le rapporte Franceinfo - Sport. Leur dernière participation à une finale remontait à 1999, une défaite face à ces mêmes Spurs (4-1), marquant le début d’une longue traversée du désert pour l’une des franchises les plus prestigieuses du basket américain.

Ce qu’il faut retenir

  • Retour historique : les Knicks disputent leur première finale NBA depuis 1999, mettant fin à une anomalie de 27 ans sans participation.
  • Finaliste surprise : malgré une décennie 2010 marquée par des échecs répétés, New York a su rebâtir une équipe compétitive autour de Jalen Brunson, intégré en 2022.
  • Rebond collectif : sous la houlette du coach Mike Brown, les Knicks ont enchaîné onze victoires de suite en playoffs, un record historique pour la franchise.
  • Opposition emblématique : la finale oppose deux franchises légendaires, New York et San Antonio, qui s’étaient déjà affrontées en 1999.
  • Soutien populaire : la ville de New York a montré un engouement sans précédent, avec une mesure symbolique du maire Zohran Kwame Mamdani pour permettre à tous les habitants de suivre l’événement.
  • Défi majeur : malgré leur parcours impressionnant, les Knicks devront affronter une équipe des Spurs considérée comme favorite pour remporter le titre.

Un retour en finale après 27 ans d’absence

La dernière fois que les New York Knicks ont foulé le parquet d’une finale NBA, c’était en 1999. À l’époque, la franchise new-yorkaise s’inclinait face aux San Antonio Spurs (4-1), scellant le sort de ce qui aurait pu être leur troisième titre. Vingt-sept ans plus tard, l’histoire se répète, mais cette fois, les rôles sont inversés : ce sont les Knicks qui tentent de briser une malédiction, tandis que les Spurs, leurs bourreaux de 1999, partent favoris pour le sacre.

Depuis cette finale perdue, les Knicks n’ont plus jamais atteint ce niveau. Entre 1999 et 2026, la franchise n’a participé qu’à onze reprises aux playoffs, avec une série particulièrement noire de sept années consécutives sans qualification entre 2013 et 2019. Leur dernier titre remonte à 1973, une époque où les règles du basket étaient radicalement différentes. Autant dire que l’attente d’un nouveau sacre frise l’anomalie historique.

De la « Linsanity » aux espoirs déçus

Les années 2010 ont été marquées par des tentatives désespérées pour relancer la machine. En 2010, l’arrivée du spectaculaire Amar’e Stoudemire avait redonné un peu d’espoir aux supporters new-yorkais, avant que la « Linsanity » ne s’empare du Madison Square Garden en 2012. Pendant deux semaines, Jeremy Lin, un joueur inconnu, avait explosé les compteurs, offrant à la franchise une série de victoires improbables. Pourtant, ce feu de paille n’a pas suffi à transformer l’équipe en prétendante sérieuse.

L’arrivée de Carmelo Anthony en 2011 avait nourri de réels espoirs, mais ceux-ci se sont évanouis rapidement. La franchise n’a atteint qu’une seule fois les demi-finales de conférence (2012-2013), avant que « Melo » ne quitte New York, tandis que LeBron James écrasait la conférence Est avec Miami puis Cleveland. Pendant une décennie, les mauvaises décisions se sont accumulées : choix hasardeux à la draft, contrats onéreux pour des joueurs inadaptés, et une instabilité chronique sur le banc. En 2017, Frank Isola, alors journaliste pour le New York Daily News, résumait ainsi la situation : « La malédiction, c’est l’excuse facile. Aujourd’hui, il y a un problème de management aux Knicks : pas le bon entraîneur, pas les bons joueurs, même s’il y a un peu de malchance. »

Le renouveau sous Thibodeau et l’effet Brunson

Tout bascule en 2020 avec l’arrivée de Tom Thibodeau, un entraîneur réputé pour son exigence et sa capacité à tirer le meilleur de ses joueurs. Sous sa direction, les Knicks retrouvent enfin un bilan positif en saison régulière, une première depuis 2012. Pourtant, Thibodeau a aussi essoré ses cadres, poussés à bout lors des playoffs 2025, où la franchise s’était inclinée avant d’atteindre la finale.

L’élément clé de cette renaissance s’appelle Jalen Brunson. Fils de Rick Brunson, membre de l’effectif des Knicks en 1999, le meneur a rejoint la franchise en 2022 et en est devenu le leader incontesté. Son jeu intelligent et son leadership ont permis à New York de retrouver une identité collective, loin des stars éphémères du passé. Comme le souligne Leon Rose, président de la franchise : « Thibodeau est un gagneur éprouvé qui a su tirer le meilleur des joueurs et des équipes qu’il a entraînés. »

Une série record et une confiance inébranlable

La saison 2025-2026 marque un tournant. Après un début de campagne difficile, les Knicks se retrouvent menés 2-1 par les Atlanta Hawks au premier tour. Mais c’est là que l’équipe change de dimension. Sous la direction du nouveau coach Mike Brown, cinq fois champion NBA en tant que joueur, la stratégie se recentre sur la collectif. Le résultat est historique : onze victoires de suite en playoffs, la plus longue série de l’histoire de la franchise, derrière les 12 de San Antonio en 1999 et les 15 des Golden State Warriors en 2017.

Sur ces onze matchs, le différentiel de points est colossal : +261, soit une moyenne de +23,7 points par victoire. Un gouffre qui illustre la domination des Knicks sur la conférence Est. « Ils font ce dont je parle toujours : ils se tiennent mutuellement responsables, ils croient au processus, ils jouent avec un esprit de compétition sans égal », a salué Mike Brown. Cette performance a convaincu même les plus sceptiques, à l’image de Bill Bradley, membre de l’équipe championne de 1973 : « Je pense vraiment qu’ils ont une chance, parce qu’ils ont un truc insaisissable en ce moment, à savoir qu’ils croient en eux-mêmes. Ils ont compris la valeur de l’abnégation, c’est énorme. (...) Quelle que soit la situation, ils ne se considèrent jamais battus. »

Un défi de taille face aux Spurs

Pour remporter le titre, les Knicks devront désormais affronter les San Antonio Spurs, une équipe rodée à l’exercice des finales. Malgré leur parcours impressionnant, New York part avec un statut d’outsider. Les Texans, menés par des joueurs expérimentés et un jeu collectif rodé, ont toutes les cartes en main pour remporter leur sixième titre.

Pourtant, l’audace des Knicks ne peut être sous-estimée. Leur parcours en playoffs, marqué par une série de onze victoires consécutives, a montré qu’ils pouvaient rivaliser avec les meilleures équipes de la ligue. Comme le rappelle Mike Brown : « Ils ont un état d’esprit qui fait la différence. Ils ne lâchent jamais, peu importe le score. »

Et maintenant ?

La finale NBA 2026 s’annonce comme un choc entre deux franchises légendaires. Pour les Knicks, l’enjeu est double : remporter un titre qui leur échappe depuis plus d’un demi-siècle et effacer le souvenir de la défaite de 1999. De leur côté, les Spurs, favoris logiques, tenteront de prouver leur supériorité et d’ajouter une nouvelle ligne à leur palmarès. La première rencontre est prévue mercredi 4 juin, et le suspense reste entier. Quel que soit le vainqueur, cette finale restera dans les mémoires comme l’une des plus symboliques de l’histoire récente de la NBA.

Côté new-yorkais, l’engouement est à son comble. La ville s’est mobilisée comme rarement, avec une mesure symbolique prise par le maire Zohran Kwame Mamdani, qui a temporairement annulé l’heure de coucher des enfants pour permettre à tous les habitants de soutenir leur équipe. Une preuve de plus que cette finale dépasse le cadre sportif pour devenir un véritable événement culturel et social.

Quoi qu’il advienne, les Knicks ont déjà écrit une page de leur histoire. Leur retour en finale après 27 ans d’attente marque la fin d’une anomalie et le début d’une nouvelle ère, quelle que soit l’issue des prochains matchs.

Les Knicks disputeront leur première rencontre de la finale NBA 2026 dès mercredi 4 juin, face aux San Antonio Spurs. La série se jouera au meilleur des sept matchs, avec un éventuel match 7 prévu au plus tôt le 19 juin si nécessaire.

Les Knicks ont remporté onze matchs consécutifs en playoffs, établissant un record pour la franchise. Leur série inclut des victoires face à des adversaires redoutables, avec un différentiel moyen de +23,7 points par match.