Présenté en séance spéciale lors de la dernière édition du Festival de Cannes, en mai 2026, « Les Matins merveilleux » marque le premier long-métrage d’Avril Besson. Selon Franceinfo – Culture, cette comédie pétillante, portée par une distribution remarquée, séduit par son ton à la fois léger et profond.
Ce qu'il faut retenir
- Un film présenté en séance spéciale à Cannes 2026, réalisé par Avril Besson et Pauline Baduel.
- L’histoire suit Charlie, interprétée par India Hair, dans un road-trip vers Cavalière pour remettre des vinyles disco à un héritier.
- Eric Cantona incarne Titou, un caviste en proie aux regrets, tandis que Raya Martigny joue Marina, serveuse trans dont la rencontre avec Charlie ouvre une nouvelle voie.
- Une œuvre classée comme drame romantique, sortie en salles le 29 juillet 2026 sous le label Arizona Distribution.
- Durée : 1h27. Scénario coécrit par Avril Besson, qui y explore des thèmes comme la solitude, la résilience et la rédemption.
Un road-trip initiatique au cœur du sud de la France
Charlie, jeune femme parisienne encore sous le choc de la disparition de sa grand-mère, quitte la capitale au volant de sa Renault Twingo. Son objectif ? Traverser la France pour rejoindre Cavalière, petite commune du Var, et remettre à un certain Thierry – dit Titou – une partie de l’héritage familial : une collection de vinyles disco. Autant dire qu’elle ne s’attend pas à ce que ce voyage, à première vue anodin, devienne une véritable odyssée humaine. Comme le rapporte Franceinfo – Culture, ce périple va lui permettre de redécouvrir sa mère disparue à travers les souvenirs enfouis de Titou, mais aussi de croiser le chemin de Marina, une serveuse dont l’histoire va bouleverser sa vision du monde.
Une distribution inspirée pour un récit de résilience
Le film repose sur des interprètes dont les performances sont saluées par la critique. India Hair, dans le rôle de Charlie, y déploie une présence et une sensibilité qui captivent dès les premières minutes. Eric Cantona, pour sa part, prête ses traits à Titou, un personnage marqué par un amour perdu et une existence figée dans le passé. « C’est quelqu’un qui est passé à côté d’une histoire d’amour, qui est dans le regret. Il est resté scotché à cette époque », confie l’ancien footballeur et acteur à France 2. Il ajoute : « J’ai beaucoup aimé ce personnage, c’est quelqu’un qui est très seul. Sa flamme va renaître quand la fille de son ancien amour va débarquer dans ce lieu hors saison où tout le monde est un peu seul. »
Autre rencontre décisive pour Charlie : celle de Marina, incarnée par Raya Martigny. Leur complicité naissante illustre, sans détour, l’idée que la liberté et le bonheur peuvent se trouver dans l’acceptation de soi et des autres. « Ce qui m’a parlé chez Marina, c’est qu’elle se sent bien là où elle est, malgré une forme de solitude profonde. Les personnes trans peuvent aussi être heureuses là où elles sont, dans leur village, entourées de personnes », explique Raya Martigny au site officiel du Festival de Cannes.
Un feel-good movie qui aborde des thèmes profonds
Au-delà de son aspect divertissant, « Les Matins merveilleux » se distingue par sa capacité à mêler légèreté et profondeur. Avril Besson y explore les thèmes universels de la perte, de la reconstruction et de la connexion humaine. Le film se présente comme une succession de rencontres qui, chacune, apportent leur lot de révélations. Bref, une ode à l’empathie et à la réinvention de soi. Selon la réalisatrice, l’idée était de capturer l’essence de personnages atypiques, souvent marginalisés, mais dont les parcours méritent d’être racontés.
La cinéaste a d’ailleurs souligné, lors d’une interview, l’importance de ces figures : « Je remercie Avril Besson pour ce personnage, car en général, je joue le flic ou le voyou. Elle m’a offert un personnage auquel peu de gens auraient pensé. Cela m’a fait beaucoup de bien », a témoigné Eric Cantona.
Une sortie en salles stratégiquement positionnée
Le film est sorti en France le 29 juillet 2026, une période estivale propice aux sorties cinématographiques. Distribué par Arizona Distribution, « Les Matins merveilleux » s’adresse à un public large, mêlant jeunes adultes et spectateurs plus matures. Son format de 1h27 en fait un film accessible, sans temps mort, où chaque scène contribue à l’évolution des personnages. Genre hybride entre drame et romance, il mise sur une narration linéaire, ponctuée de flashbacks et de moments de grâce visuelle, typiques des récits méditerranéens.
À l’heure où les plateformes de streaming dominent le paysage audiovisuel, ce type de production rappelle l’importance des salles obscures comme lieux de partage et de découverte. Le film pourrait ainsi inspirer d’autres réalisateurs à explorer des récits centrés sur l’émotion et la diversité des parcours individuels.
Le film est réalisé par Avril Besson et Pauline Baduel. Il s’agit du premier long-métrage d’Avril Besson, qui signe également le scénario.
« Les Matins merveilleux » aborde la perte, la résilience, la reconstruction personnelle, la solitude et la liberté. Le récit met en lumière la capacité des personnages à se réinventer grâce aux rencontres.