Les secteurs de la tech et du numérique emploient désormais des centaines de milliers de personnes en France, avec des métiers dont les intitulés, parfois proches, peuvent prêter à confusion. Selon BDM, des profils comme celui de data engineer, d’UX designer ou encore de product owner sont de plus en plus recherchés par les entreprises. Pourtant, leur rôle exact et leurs missions précises restent souvent méconnus du grand public.

Ce qu'il faut retenir

  • Les métiers du web, comme ceux de data engineer ou UX designer, voient leurs effectifs croître rapidement en France, avec une demande accrue des entreprises.
  • Ces professions, bien que distinctes, partagent parfois des compétences transversales, rendant leur différenciation complexe.
  • BDM souligne que ces métiers sont au cœur des stratégies digitales des entreprises, qu’elles soient start-up ou grands groupes.
  • Les intitulés, souvent anglophones, reflètent une tendance forte du secteur à adopter un vocabulaire international.

Des profils variés, aux missions bien définies

Parmi les métiers les plus en vue, le data engineer occupe une place centrale. Selon BDM, ce professionnel a pour mission principale de concevoir et de gérer des infrastructures permettant de collecter, stocker et traiter des données massives. « Son rôle est essentiel pour alimenter les algorithmes d’intelligence artificielle ou les outils d’analyse prédictive », explique un expert cité par BDM. Autant dire que, sans data engineer, la plupart des projets data-driven resteraient lettre morte.

À l’inverse, l’UX designer — pour User Experience Designer — se concentre sur l’interface et l’interaction entre un utilisateur et un produit digital. D’après BDM, ce métier allie créativité et analyse pour concevoir des parcours fluides et intuitifs. « L’objectif est de rendre l’expérience utilisateur aussi agréable que possible, tout en répondant aux besoins métiers », précise un professionnel interrogé par la source.

Le product owner, pivot des projets digitaux

Autre acteur clé des équipes digitales : le product owner. BDM rappelle que ce rôle, inspiré des méthodes Agile, consiste à incarner la voix du client au sein d’une équipe de développement. « Il priorise les fonctionnalités à développer, en s’appuyant sur les retours utilisateurs et les objectifs business », détaille un expert en gestion de produit. Ce métier, souvent confondu avec celui de chef de projet, s’en distingue par son ancrage technique et son focus sur la valeur apportée à l’utilisateur.

Côté rémunération, BDM indique que ces trois métiers figurent parmi les mieux payés du secteur. « Un data engineer peut prétendre à un salaire annuel brut compris entre 45 000 € et 70 000 € en début de carrière, selon l’expérience et la localisation », précise la source. Pour un UX designer, les fourchettes oscillent entre 35 000 € et 60 000 €, tandis qu’un product owner expérimenté peut toucher jusqu’à 80 000 € brut par an.

Une pénurie de talents qui pousse à la formation

Malgré des perspectives salariales attractives, le secteur fait face à une pénurie de compétences. BDM révèle que près de 80 000 postes liés aux métiers du numérique restent non pourvus en France chaque année. « Cette situation s’explique par un décalage entre l’offre de formation et les besoins des entreprises », analyse un responsable d’un organisme de formation cité par BDM. Pour y remédier, de nombreuses écoles et plateformes en ligne proposent désormais des parcours dédiés, comme des certifications en data science ou en gestion de produit digital.

Les entreprises, quant à elles, n’hésitent plus à investir dans la montée en compétences de leurs équipes. « On observe une augmentation de 30 % des budgets formation dans le numérique depuis 2024 », souligne BDM. Un effort nécessaire pour combler le fossé entre l’offre et la demande.

Et maintenant ?

Les prochaines années pourraient voir l’émergence de nouveaux métiers hybrides, à la croisée des compétences techniques et créatives. Selon BDM, les entreprises devraient également accélérer leur recrutement dans des profils spécialisés en cybersécurité ou en green IT, deux domaines en pleine expansion. Reste à voir si les formations sauront s’adapter à temps pour répondre à ces nouveaux besoins.

Au-delà de ces évolutions, ces métiers du web incarnent une transformation profonde des modes de travail. Leur croissance reflète l’importance croissante du digital dans l’économie française, un phénomène qui ne semble pas près de s’essouffler.

Selon BDM, un data engineer en début de carrière peut espérer un salaire annuel brut compris entre 45 000 € et 70 000 €, selon l’expérience et la localisation. Avec cinq à dix ans d’expérience, cette rémunération peut atteindre 80 000 € à 100 000 € brut par an.