Les négociations commerciales entre l'industrie agroalimentaire et la grande distribution se déroulent actuellement de manière difficile, selon les déclarations de Jean-François Loiseau, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania). Les demandes de baisses de prix formulées par la grande distribution sont jugées systématiques et dangereuses pour l'emploi, l'innovation et la transition écologique de l'industrie agroalimentaire.

Ces négociations, qui ont démarré le 1er décembre et doivent se terminer le 1er mars, déterminent les prix en rayon (hors marques propres des distributeurs). Selon Jean-François Loiseau, « on ne demande pas de hausses de prix abusives ; ce que nous voulons, c'est pouvoir payer correctement les salariés, décarboner, innover ». Il a également souligné que justifier les baisses de prix demandées par la grande distribution par « le problème du pouvoir d'achat des consommateurs » n'est pas pertinent, car « l'alimentaire, c'est à peu près 12% du panier moyen. On va sacrifier l'agroalimentaire pour quelques petits centimes qui peuvent sauver des entreprises et de l'emploi ».

Les conséquences des négociations commerciales

Les conséquences de ces négociations commerciales peuvent être importantes pour l'industrie agroalimentaire et la grande distribution. Selon Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, la hausse des prix des aliments devrait être d'environ 1%.

Cependant, Jean-François Loiseau a regretté que les négociations se déroulent mal, car « tout se passe plutôt mal ». Il a également précisé que les industriels de l'agroalimentaire ne demandent pas de hausses de prix abusives, mais veulent pouvoir payer correctement les salariés, décarboner et innover.

Les enjeux de la transition écologique

La transition écologique est un enjeu important pour l'industrie agroalimentaire. Selon Jean-François Loiseau, « l'agroalimentaire est un secteur qui peut contribuer à la transition écologique, mais il faut que les conditions soient réunies pour que cela se fasse de manière durable ».

Il a également souligné que les demandes de baisses de prix formulées par la grande distribution peuvent mettre en danger la transition écologique de l'industrie agroalimentaire, car « si on ne peut pas payer correctement les salariés, décarboner et innover, on ne pourra pas faire la transition écologique ».

Les perspectives pour l'avenir

Les perspectives pour l'avenir de l'industrie agroalimentaire et de la grande distribution sont incertaines. Selon Jean-François Loiseau, « il faut que les deux parties trouvent un équilibre pour que l'industrie agroalimentaire puisse continuer à innover et à se développer de manière durable ».

Il a également précisé que les négociations commerciales doivent être menées de manière à prendre en compte les enjeux de la transition écologique et de l'emploi, car « l'agroalimentaire est un secteur qui peut contribuer à la transition écologique et à la création d'emplois ».

En conclusion, les négociations commerciales entre l'industrie agroalimentaire et la grande distribution se déroulent actuellement de manière difficile. Les demandes de baisses de prix formulées par la grande distribution sont jugées systématiques et dangereuses pour l'emploi, l'innovation et la transition écologique de l'industrie agroalimentaire. Il est important que les deux parties trouvent un équilibre pour que l'industrie agroalimentaire puisse continuer à innover et à se développer de manière durable.