Alors que la demande d'achat immobilier reste forte et que l'offre augmente, les négociations sont de plus en plus fréquentes dans le secteur. D'après les dernières données du réseau Laforêt et Foncia, 8 acquéreurs sur 10 tentent aujourd'hui de négocier le prix de vente d'un bien immobilier, soit le double par rapport à un marché dynamique.
Ce qu'il faut retenir
- La demande d'achat immobilier a augmenté de 4% au premier trimestre 2026 par rapport à décembre dernier.
- L'offre immobilière a progressé de 9% sur les trois premiers mois de l'année, avec des différences marquées entre Paris, l'Île-de-France et les régions.
- Les marges nationales sur les ventes immobilières ont atteint 5,1%, en hausse par rapport à fin 2025.
- Les délais de vente restent longs, avec une moyenne de 96 jours chez Foncia et 103 jours chez Laforêt.
- Les négociations sont devenues quasi systématiques, concernant 8 transactions sur 10, contre 6 sur 10 dans un marché classique.
Le marché immobilier en pleine négociation
Malgré un contexte économique mouvementé et des conditions météorologiques difficiles qui ont retardé certains projets, le marché immobilier français a poursuivi sa reprise au premier trimestre 2026. La demande reste soutenue, mais l'importance du pouvoir d'achat se fait ressentir dans les transactions, indique Yann Jéhanno, président du réseau Laforêt.
Une dynamique contrastée
La demande immobilière a progressé de 4% au niveau national par rapport à décembre, bien que cette hausse soit moins marquée que l'année précédente. Parallèlement, l'offre a augmenté de 9% sur la même période, incitant les vendeurs à être plus flexibles sur les prix pour concrétiser leurs ventes.
Des négociations devenues courantes
Les acquéreurs sont de plus en plus enclins à négocier les prix des biens immobiliers, une pratique qui concerne désormais 8 transactions sur 10, contre 6 sur 10 dans un marché standard. Les marges nationales sur les ventes ont également progressé, atteignant 5,1% contre 4,5% fin 2025.
