Selon nos confrères de Le Monde, les titres-restaurant 2025 sont désormais périmés, la date butoir pour les utiliser étant fixée au 28 février. Le solde non dépensé reviendra en partie aux comités sociaux et économiques (CSE) des entreprises. Cependant, de nombreux travailleurs, tels que les VTC, policiers, agriculteurs, travailleurs à domicile ou encore les livreurs Deliveroo, n’ont pas accès à ces titres-restaurant, malgré des revenus souvent modestes.
Historiquement, l’objet social du titre-restaurant était de permettre aux entreprises de fournir un lieu salubre pour le repas du personnel à l’extérieur de l’établissement pour ceux qui ne disposaient pas de local. L’ordonnance de 1967 libérait ainsi les employeurs de l’obligation d’avoir un espace de restauration dès lors qu’ils fournissaient les fameux « tickets resto ». Dès l’origine, le titre-restaurant n’est donc pas un droit, mais un avantage social laissé à la discrétion de l’employeur.
Ce qu'il faut retenir
- Les titres-restaurant 2025 sont désormais périmés.
- Le solde non dépensé reviendra en partie aux comités sociaux et économiques (CSE) des entreprises.
- Seuls 5,5 millions de travailleurs bénéficient de titres-restaurant.
- Les travailleurs du secteur privé et de la fonction publique sous conditions en bénéficient depuis 1967 et 2001 respectivement.
- L’usage des titres-restaurant a changé ces dernières années, devenant un complément de rémunération pour 40 % des travailleurs.
Les bénéficiaires des titres-restaurant
Les salariés du secteur privé bénéficient de titres-restaurant depuis 1967, tandis que les agents de la fonction publique en bénéficient sous conditions depuis 2001. Cependant, de nombreux travailleurs, tels que les VTC, policiers, agriculteurs, travailleurs à domicile ou encore les livreurs Deliveroo, n’en bénéficient pas. « Le ministère de l’intérieur n’attribue pas de titre-restaurant », illustre un porte-parole de la Commission nationale des titres-restaurant (CNTR). Deliveroo et Uber Eats sont utilisateurs, mais leurs livreurs n’en perçoivent pas.
Aujourd’hui, l’usage des titres-restaurant est de 70 % en restauration et 30 % en distribution, assure Ilan Ouanounou, directeur général d’Edenred France. Cette dérogation a été instaurée en mesure d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat en 2022 et prorogée jusqu’à fin 2026.
Les conséquences de l’inégalité des titres-restaurant
L’inégalité des titres-restaurant peut avoir des conséquences sur le pouvoir d’achat des travailleurs qui n’en bénéficient pas. En effet, les titres-restaurant représentent un complément de rémunération important pour de nombreux salariés. La perte de ce bénéfice peut donc avoir un impact négatif sur leur capacité à faire face à leurs dépenses courantes.
En conclusion, l’inégalité des titres-restaurant est un problème qui touche de nombreux travailleurs en France. Il est essentiel de trouver des solutions pour remédier à cette situation et garantir que tous les travailleurs aient accès à ce bénéfice, qu’ils soient du secteur privé ou de la fonction publique.
