Les parents de Christophe Gleizes, un journaliste français emprisonné en Algérie depuis plus d'un an, espèrent désormais 'un peu d'humanité' pour leur fils, selon FranceInfo - Culture. Christophe Gleizes a été arrêté en mai 2024 pour un reportage sur un club de foot de Kabylie, et a été condamné à sept ans de prison pour apologie du terrorisme.
Ce qu'il faut retenir
- Christophe Gleizes a été arrêté en mai 2024 en Algérie pour un reportage sur un club de foot de Kabylie.
- Il a été condamné à sept ans de prison pour apologie du terrorisme.
- Ses parents, Sylvie et Francis Godard, appellent à 'un peu d'humanité' pour leur fils.
Le contexte de l'affaire
Le mouvement indépendantiste kabyle est dans le viseur d'Alger, et Christophe Gleizes s'est retrouvé accusé d'apologie du terrorisme pour son reportage. Ses parents ont espéré que la Coupe du monde 2026, qui vient de s'achever, pourrait être l'occasion pour l'Algérie de le libérer.
Les démarches diplomatiques
Les parents de Christophe Gleizes misent désormais sur la voie diplomatique pour obtenir sa libération. Ils ont évoqué plusieurs initiatives récentes, notamment auprès des autorités allemandes et espagnoles. 'On sait qu'il y a eu des interventions à haut niveau avec le président allemand Frank-Walter Steinmeier et le chancelier Friedrich Merz lorsque le président algérien Abdelmadjid Tebboune s'est déplacé en Allemagne', a déclaré Sylvie Godard.
Les visites en prison
Depuis son incarcération en juin 2025, ses parents se sont rendus à six reprises en Algérie pour lui rendre visite. Les rencontres se déroulent dans un parloir, séparés par une vitre et reliés par un combiné téléphonique, pendant seulement 30 minutes. 'C'est difficile. Mais ce qu'on voit de Christophe nous réjouit tout le temps. Il envoie de la buée sur la vitre opaque et il nous fait des cœurs', a déclaré Francis Godard.
Le quotidien de la famille est entièrement tourné vers Christophe. 'Notre vie à nous aussi est quelque peu suspendue actuellement. On ne peut pas penser à Christophe en prison et nous ici, faire comme si ça n'existait pas', a conclu Francis Godard.