Un rassemblement s'est tenu à El Alto, en Bolivie, le 9 mars 2026, où les peuples andins près de Coripata, à l'est de La Paz, consomment depuis des milliers d'années les feuilles de coca pour divers usages bénéfiques. Daynor Choque, représentant des producteurs locaux de coca, exprime son inquiétude quant à l'avenir de cette pratique culturelle et religieuse. Il souligne que les producteurs se voient contraints de se tourner vers le marché illégal de la cocaïne pour survivre, faute de pouvoir vendre légalement la coca sur le marché international.
En décembre, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a refusé de modifier le statut de la feuille de coca, malgré un rapport récent indiquant son inoffensivité. Cette décision a été perçue comme un revers pour les cultivateurs, confrontés à des difficultés croissantes.
La tradition ancienne de consommation de feuilles de coca, ancrée dans la culture andine, se retrouve aujourd'hui confrontée à des défis économiques et légaux majeurs. Les producteurs locaux cherchent à préserver cette pratique millénaire sans être associés à la production de cocaïne, qu'ils considèrent comme une nécessité pour leur survie.
Ce qu'il faut retenir
- Les producteurs de coca en Bolivie se retrouvent contraints de se tourner vers le marché illégal de la cocaïne pour subsister.
- L'OMS a refusé de modifier le statut de la feuille de coca malgré son innocuité avérée.
- La tradition ancestrale de consommation de feuilles de coca est menacée par les pressions économiques et légales actuelles.
Des enjeux culturels et économiques majeurs
La coca, utilisée depuis des générations pour ses vertus thérapeutiques et rituelles, se retrouve désormais au cœur de débats politiques et sociaux complexes en Bolivie. Les tentatives des producteurs locaux pour légitimer leur activité se heurtent à des obstacles internationaux et à une stigmatisation persistante.
Les implications mondiales de la décision de l'OMS
Le refus de l'OMS de revoir le statut de la feuille de coca soulève des questions sur la reconnaissance des usages traditionnels face aux normes internationales sur les stupéfiants. Cette décision impacte directement la vie des producteurs boliviens et leur accès légitime aux marchés mondiaux.
