Selon Le Figaro, une proposition de loi sera déposée d’ici l’été pour permettre l’utilisation des tickets-restaurant le dimanche, ainsi que pour pérenniser leur usage en grande surface, une mesure qui suscite la colère des restaurateurs. Le ministre du Commerce, Serge Papin, a dévoilé samedi 4 avril que le titre-restaurant pourra être utilisé le dimanche, entérinant ainsi son usage dans la grande distribution, une dérogation introduite en 2022.

Cette annonce a provoqué la réaction de Franck Chaumès, président national de la branche restauration de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), qui estime que « le ministre nous laisse les miettes » en permettant l’usage des titres-restaurant le dimanche, qui devrait pourtant bénéficier aux restaurateurs. « La vraie mesure ici, c’est que le titre-restaurant est transformé en titre alimentaire », a déclaré Frank Delvau, président de l’Umih Paris Île-de-France.

Ce qu'il faut retenir

  • Le gouvernement prévoit de permettre l’utilisation des titres-restaurant le dimanche.
  • La grande distribution capte 31,5% des dépenses en titre-restaurant, contre 39,5% pour les restaurants traditionnels, selon les chiffres de la Commission nationale des titres-restaurants (CNTR).
  • Les restaurateurs demandent « a minima » un double plafond de dépenses quotidiennes, différenciant la grande distribution de la restauration traditionnelle.

Les raisons de la colère des restaurateurs

Les représentants de la profession estiment que le gouvernement se sert du contexte économique difficile pour faire passer cette réforme, qui ne réglera rien sur le pouvoir d’achat, selon Franck Chaumès, qui rappelle que seuls 15% des Français bénéficient de titres-restaurant. Les restaurateurs dénoncent également l’injustice de la situation, notamment en raison de la TVA, qui est de 10% pour les restaurants traditionnels et de 5,5% pour les supermarchés.

Catherine Quérard, présidente du Groupement des hôtelleries et restaurations (GHR), a déclaré que « le titre-restaurant est complètement dévoyé » et que la mesure ne réglera pas la perte de clientèle que les restaurateurs subissent, notamment en raison du télétravail.

Les prochaines étapes

Les représentants de la profession comptent écrire au ministre Serge Papin et demander un nouveau rendez-vous pour faire valoir leurs arguments. Franck Chaumès a prévenu que de plus en plus de ses adhérents « se disent prêts à boycotter les titres-restaurants » pour faire entendre leur ras-le-bol.

Et maintenant ?

La situation devrait continuer à évoluer dans les prochaines semaines, avec la proposition de loi qui sera déposée d’ici l’été. Les restaurateurs attendent avec intérêt la réaction du gouvernement à leurs demandes et les conséquences potentielles de cette réforme sur leur profession.

En conclusion, la réforme du gouvernement sur les titres-restaurant suscite la colère des restaurateurs, qui estiment que la mesure est injuste et ne réglera rien sur le pouvoir d’achat. Les prochaines étapes devraient être suivies de près pour comprendre les conséquences potentielles de cette réforme sur la profession.