À l'aube de la cinquième année de l'invasion russe, les conséquences de cette guerre sont toujours aussi dévastatrices pour les Ukrainiens. Les services de renseignement américains et britanniques avaient détecté des signaux faibles plusieurs mois avant la date fatidique du 24 février 2022, mais personne n'a voulu les croire. Selon des sources proches de l'affaire, le chef de la CIA de l'époque, Williams Burns, s'est forgé une intime conviction après une conversation tendue avec le chef de l'État russe en novembre 2021 : le Kremlin projetait d'envahir l'Ukraine.
C'est ce que rapporte un article fleuve du quotidien The Guardian, qui décrypte les événements ayant mené à cette invasion. L'article se base sur des témoignages d'une centaine de sources américaines, européennes et russes. Le journal de référence londonien pose une question centrale : quand le maître du Kremlin a-t-il basculé vers l'option militaire ?
Les signaux faibles détectés par les services de renseignement
La pandémie de Covid-19 a renforcé chez Vladimir Poutine une certitude déjà bien ancrée : la souveraineté de l'Ukraine ne peut exister qu'à travers ses liens avec la Russie. Le confinement a ainsi permis à Poutine, reclus, de dévorer les livres d'histoire. Et de s'imaginer une place de choix sous la plume des historiens russes de l'avenir. Puis la machine s'est mise en marche.
« Quand je suis rentré de Moscou, le président Joe Biden m'a demandé si Poutine allait le faire. J'ai répondu : 'oui.' », a déclaré Williams Burns. Cette conviction a été partagée par les services de renseignement britanniques, qui ont détecté des signaux faibles similaires.
Les événements ayant mené à l'invasion
Avec le recul, deux événements a priori décorrélés ont joué un rôle important dans la décision de Poutine d'envahir l'Ukraine. Le Guardian rapporte que ces événements ont contribué à créer un contexte propice à l'invasion. Les services de renseignement américains et britanniques ont détecté ces signaux faibles, mais leurs avertissements n'ont pas été suffisamment pris en compte.
Le rôle de la CIA et du MI6 dans la détection de ces signaux faibles est crucial. Les services de renseignement ont fourni des informations précieuses sur les intentions de Poutine, mais ces informations n'ont pas été suffisamment prises en compte par les décideurs politiques.
Les conséquences de l'invasion
Les conséquences de l'invasion russe sont toujours aussi dévastatrices pour les Ukrainiens. Les combats ont fait des milliers de morts et de blessés, et des millions de personnes ont été déplacées. L'économie ukrainienne a également été sévèrement touchée.
Les services de renseignement américains et britanniques ont joué un rôle important dans la détection des signaux faibles ayant mené à l'invasion. Mais les décideurs politiques n'ont pas suffisamment pris en compte ces avertissements, ce qui a contribué à la situation actuelle.
Les questions qui restent en suspens
Il reste encore beaucoup de questions en suspens concernant l'invasion russe de l'Ukraine. Quelles sont les intentions réelles de Poutine ? Quelles sont les conséquences à long terme de cette invasion ? Les services de renseignement américains et britanniques continuent de jouer un rôle important dans la détection des signaux faibles, mais il est essentiel que les décideurs politiques prennent en compte ces avertissements pour éviter de nouvelles crises.
Les services de renseignement américains et britanniques ont détecté des signaux faibles, tels que les déclarations de Poutine sur la souveraineté de l'Ukraine et les mouvements de troupes russes à la frontière ukrainienne.
