Selon Cryptoast, les marchés financiers montrent des signaux inquiétants qui pourraient préfigurer une crise financière mondiale. Les tensions sur les taux, l'endettement record, les risques géopolitiques et les valorisations élevées sont autant de facteurs qui rappellent les périodes qui ont précédé les grandes corrections boursières.
Les marchés obligataires américains sont à des niveaux inédits depuis 2008, avec des rendements des obligations à 10 et 30 ans qui traduisent une exigence de rémunération accrue pour prêter à long terme. Cela renchérit le coût du capital pour les États, les entreprises et les ménages, ce qui rend les actifs les plus sensibles aux taux, comme les valeurs technologiques très valorisées ou les modèles très endettés, particulièrement vulnérables.
Ce qu'il faut retenir
- Les marchés obligataires américains sont à des niveaux inédits depuis 2008.
- Les rendements des obligations à 10 et 30 ans sont revenus à des niveaux inédits depuis la crise des subprimes.
- La concentration extrême des marchés actions autour d'une poignée de géants de l'intelligence artificielle est un point d'inquiétude majeur.
- Le déficit budgétaire des États-Unis dépasse les 6 % du PIB.
- Les défauts de paiement et l'encours des cartes de crédit atteindraient des sommets aux États-Unis.
Les facteurs de risque
Une possible bulle autour de l'intelligence artificielle est un point d'inquiétude majeur, avec des géants de la tech comme NVIDIA, Amazon et Meta qui concentrent une part démesurée des performances boursières. Les premiers craquements apparaissent déjà, avec des plans sociaux pour financer les investissements massifs dans l'IA.
Une économie américaine sous tension est également un facteur de risque, avec un déficit budgétaire qui dépasse les 6 % du PIB et des défauts de paiement qui atteindraient des sommets. L'inflation reste élevée, avec un indice des prix à la consommation qui ressort à 4,2 % en mai 2026, son niveau le plus élevé depuis avril 2023.
Les conséquences possibles
La montée silencieuse de la finance non bancaire est un danger qui ne doit pas être négligé, avec des actifs gérés hors banques qui atteindraient 260 000 milliards de dollars, soit plus de la moitié des actifs financiers mondiaux. Les hedge funds, dont les actifs sous gestion s'élèvent à 5 250 milliards de dollars, recourent souvent à un fort effet de levier via le marché du repo pour financer des arbitrages sur les bons du Trésor américain.
Un choc pétrolier, une inflation et des tensions géopolitiques sont autant de facteurs qui pourraient déclencher une crise financière mondiale. La crise climatique commence à peser concrètement sur les bilans, avec des épisodes extrêmes qui affectent les rendements agricoles, les chaînes d'approvisionnement et les coûts d'assurance.
En conclusion, les signaux inquiétants d'une crise financière mondiale sont nombreux et les investisseurs doivent être vigilants. Il est essentiel de suivre de près les développements économiques et financiers pour prendre des décisions éclairées et minimiser les risques.