Embouteillages aux portes des musées parisiens, files d’attente interminables devant les sites emblématiques de Barcelone ou de Rome, et taxes touristiques en hausse : les vacanciers européens cherchent des alternatives pour profiter pleinement de leurs voyages sans subir la foule des grandes métropoles. Selon Euronews FR, une tendance se confirme depuis plusieurs années : les voyageurs privilégient désormais les « second cities », ces villes secondaires méconnues mais riches en authenticité, en patrimoine et en gastronomie, à moindre coût.

Cette orientation répond à une quête de calme et d’immersion locale. « Les touristes veulent des expériences plus personnelles, plus connectées au territoire, loin des foules et des attractions surpeuplées », explique un observateur du secteur interrogé par Euronews FR. Autant dire que les capitales comme Paris, Berlin ou Amsterdam, bien que toujours prisées, ne sont plus les seules options pour découvrir l’Europe en profondeur.

Ce qu'il faut retenir

  • Les « second cities » désignent des villes secondaires, souvent négligées au profit des capitales, mais offrant une immersion locale authentique
  • Ces destinations permettent d’éviter les files d’attente, les prix élevés et les quartiers surfréquentés
  • Parmi les villes mises en avant : Split (Croatie), Cork (Irlande), Graz (Autriche) ou encore Lille (France)
  • Elles sont généralement moins chères pour l’hébergement, la restauration et les activités
  • Certaines sont des portes d’entrée vers des paysages spectaculaires, comme les falaises de Cork ou les plages de Split

Des villes secondaires pour un tourisme plus durable et accessible

Le concept de « second city » – ou « ville secondaire » – ne se limite pas aux deuxième ou troisième villes les plus peuplées d’un pays. Comme le précise Euronews FR, il s’applique désormais à des destinations moins connues, mais tout aussi riches en histoire et en culture. Ces villes, souvent situées en périphérie des zones touristiques majeures, permettent de découvrir un pays autrement : marchés de producteurs locaux, galeries d’art intimistes, quartiers préservés et spécialités culinaires uniques y sont la règle plutôt que l’exception.

« On y trouve davantage de petites adresses familiales que de chaînes internationales, et des paysages qui échappent aux clichés », souligne Euronews FR. Autre avantage de taille : le budget. Hébergement, repas et activités y sont généralement 20 à 30 % moins chers qu’à Paris, Rome ou Barcelone. Une aubaine pour les voyageurs soucieux de maîtriser leurs dépenses sans renoncer à la qualité.

Dix destinations européennes à découvrir en 2026

Selon Euronews FR, voici dix villes secondaires européennes à privilégier pour un séjour dépaysant et apaisé. Chacune offre une expérience unique, entre patrimoine historique, art de vivre local et paysages préservés.

En tête de liste, Split, en Croatie, s’articule autour du palais de Dioclétien, un ensemble architectural romain remarquablement préservé. Les visiteurs peuvent y explorer des ruelles chargées d’histoire avant de rejoindre les promenades en bord de mer et les cafés en terrasse. « Grimper dans le clocher de la cathédrale Saint-Domnius offre une vue imprenable sur la ville et l’Adriatique », précise Euronews FR.

Autre pépite, Cork, en Irlande, est une ville compacte où tout se fait à pied. Le Cork English Market, l’un des plus anciens d’Europe (créé en 1788), est une étape incontournable pour déguster des produits locaux frais. Depuis Cork, les voyageurs peuvent aussi explorer les falaises spectaculaires de la côte sud ou les ports colorés de la région.

Côté art et architecture, Graz, en Autriche, séduit par son mélange de cours Renaissance, de bâtiments éclectiques et d’une scène gastronomique dynamique. Le funiculaire Schloßbergbahn, en service depuis 1894, propose une vue panoramique sur la ville pour seulement 3,30 €. À proximité, le Murinsel, une île flottante futuriste, abrite un amphithéâtre et un café en bordure de la rivière Mur.

Pour les amateurs de street art et de saveurs marines, Hambourg, en Allemagne, mise sur son héritage portuaire. Le sandwich au poisson, spécialité locale à base de hareng, maquereau ou crabe, se déguste notamment au restaurant Goedekens Kombüse. Les quartiers comme St Pauli ou Schanzenviertel regorgent de fresques murales et d’ambiance bohème.

Culture, histoire et gastronomie : l’offre variée des « second cities »

Certaines de ces villes se distinguent par leur patrimoine historique. C’est le cas de Brno, en Tchéquie, souvent éclipsée par Prague. Pourtant, ses monuments médiévaux et ses passages souterrains offrent un voyage dans le temps. Le château de Špilberk, perché sur une colline, abrite un musée et accueille des festivals tout au long de l’année. Sous terre, les visiteurs peuvent explorer les labyrinthes et les citernes d’eau historiques de Žlutý Kopec.

Ypres, en Belgique, est une autre destination chargée d’histoire, marquée par la Première Guerre mondiale. Le Yper Museum retrace onze siècles d’histoire locale à travers des collections archéologiques et des cartes anciennes. Le musée propose même un jeu de piste sur le thème du chat dans le centre-ville. À l’extérieur, les cyclistes et randonneurs peuvent emprunter un réseau d’itinéraires balisés reliant tranchées, mémoriaux et paysages verdoyants.

Côté académique et détente, Cambridge, en Angleterre, attire les visiteurs avec ses colleges pluriséculaires et ses promenades en barque sur la rivière Cam. « Les ‘College Backs’ offrent un spectacle architectural unique, tandis que les marchés comme l’All Saints Garden Market proposent chaque samedi des créations artisanales », indique Euronews FR.

Enfin, pour les amateurs d’art et de nature, Bâle, en Suisse, est une ville frontalière entre la Suisse, la France et l’Allemagne. Berceau de la foire Art Basel (créée en 1970), elle abrite aussi le Kunstmuseum Basel, qui possède la plus ancienne collection publique d’art au monde (1661). Installée sur les rives du Rhin, Bâle est également une porte d’entrée idéale vers les pays voisins.

Lille et Thessalonique : deux joyaux méconnus

En France, Lille incarne le charme flamand avec ses places élégantes, ses maisons colorées et sa cuisine généreuse. Le Vieux-Lille, avec ses ruelles pavées, mène jusqu’au quai du Wault, un cadre paisible au bord de l’eau, parfait pour un pique-nique ou un coucher de soleil. « Son patrimoine architectural et sa scène artistique en font une destination à part entière », souligne Euronews FR.

En Grèce, Thessalonique séduit par son mélange d’églises byzantines et de vestiges romains. La ville est aussi réputée pour ses spécialités culinaires : le koulouri (anneau de pain au sésame), la bougatsa (pâtisserie feuilletée) ou les trigona (triangles de pâte croustillante fourrés à la crème). « Une promenade en bord de mer, entre l’arc de Galère et la tour Blanche, résume à elle seule le charme de cette ville », précise l’article.

Et maintenant ?

Si la tendance des « second cities » devrait se confirmer en 2026, les experts du secteur estiment que leur popularité pourrait entraîner une hausse des prix dans certaines destinations d’ici deux à trois ans. Pour l’instant, les voyageurs profitent encore de tarifs avantageux, notamment dans les villes croates ou irlandaises. Les organisateurs de voyages pourraient également développer des circuits thématiques (gastronomie, art, histoire) pour mettre en valeur ces perles méconnues. Reste à voir si les grandes villes sauront s’adapter en améliorant leur offre pour attirer une clientèle moins pressée.

Quoi qu’il en soit, pour ceux qui souhaitent éviter la cohue des étés prochains, ces destinations offrent une alternative séduisante. À condition, bien sûr, de ne pas tomber dans le piège de les transformer en nouveaux spots touristiques surpeuplés.

Une « second city » ne se limite pas à sa taille ou à sa population. Selon Euronews FR, ce terme désigne avant tout une destination qui échappe aux itinéraires touristiques classiques, offrant une expérience locale authentique. Elle peut être une grande ville comme Hambourg, mais aussi une cité moins connue comme Ypres, tant qu’elle propose une immersion culturelle et un patrimoine préservé, sans la foule des grandes métropoles.

Les voyageurs optent pour ces destinations pour plusieurs raisons : éviter les files d’attente, bénéficier de tarifs plus avantageux, découvrir une culture locale moins commercialisée et profiter de paysages préservés. Le rythme de vie y est généralement plus détendu, et les interactions avec les habitants plus faciles. Enfin, ces villes permettent souvent de combiner plusieurs types de séjour (culture, nature, gastronomie) en un seul voyage.