Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, intensifie ses actions contre les médias indépendants, dans un contexte marqué par les prochaines élections législatives en juin 2026 et les tensions croissantes au Tigré et en Amhara. Avec une population de 130 millions d'habitants, l'Éthiopie fait face à des critiques de plus en plus nombreuses concernant les entraves à la liberté de la presse.
Ce qu'il faut retenir
- Abiy Ahmed accentue sa répression des médias indépendants en Éthiopie
- L'Autorité des médias éthiopienne accuse le média Addis Standard de violations sans exemples concrets
- Addis Standard, un média indépendant, conteste les allégations et dénonce les pressions récurrentes
Pressions sur les médias indépendants
Le média Addis Standard, qui couvrait les zones sensibles du Tigré et de l'Amhara, a été visé par un communiqué de l'Autorité des médias éthiopienne le 24 février. Cette dernière reproche à Addis Standard d'avoir diffusé des reportages mettant en péril l'éthique journalistique et les intérêts nationaux, sans fournir d'exemples précis de ces supposées violations. Le rédacteur en chef, Yonas Kedir, conteste ces accusations, affirmant n'avoir jamais reçu de notification officielle d'infraction. Fondé en 2011, Addis Standard représente l'un des rares bastions de la presse indépendante en Éthiopie et fait face à des pressions récurrentes de la part des autorités.
Enjeux et perspectives
La répression croissante des médias indépendants en Éthiopie soulève des préoccupations quant à la liberté d'expression dans le pays, surtout à l'approche des élections législatives. Cette situation met en lumière les défis auxquels sont confrontés les journalistes et médias indépendants dans un contexte politique tendu. L'avenir de la presse éthiopienne et la protection de la liberté d'informer restent des enjeux cruciaux à surveiller.
