Selon Libération, les dernières données publiées ce mercredi 29 avril 2026 par Copernicus et l’Organisation météorologique mondiale (OMM) confirment une accélération alarmante du réchauffement climatique en Europe. Pour la première fois en 2025, le Vieux Continent a enregistré une surchauffe quasi généralisée, touchant aussi bien les pays du sud que ceux d’Europe du Nord.
Ce qu'il faut retenir
- L’Europe a connu en 2025 une surchauffe quasi généralisée, des pays sud-européens jusqu’à la Scandinavie, l’Islande et l’ouest de la Russie
- Le réchauffement en Europe est deux fois plus rapide que la moyenne mondiale, selon les données de Copernicus et de l’OMM
- Les températures moyennes ont dépassé de plus de 2,5°C les normales saisonnières sur l’ensemble du continent
Un phénomène climatique inédit en 2025
Les rapports conjoints de Copernicus et de l’OMM, rendus publics ce 29 avril 2026, révèlent une année 2025 marquée par une intensification sans précédent du réchauffement en Europe. Pour la première fois, l’intégralité du continent a subi une vague de chaleur persistante, sans exception géographique notable. Les scientifiques soulignent que cette surchauffe généralisée contraste avec les années précédentes, où les anomalies climatiques se concentraient sur des régions spécifiques.
Les données indiquent que les températures moyennes ont dépassé les normales de référence (période 1991-2020) de plus de 2,5°C. Cette hausse dépasse largement l’objectif de limitation à 1,5°C fixé par l’Accord de Paris, rappelant l’urgence d’adapter les politiques climatiques européennes.
Des records battus de la Méditerranée à l’Arctique
Les pays du sud de l’Europe, comme l’Espagne, l’Italie ou la Grèce, ont subi des vagues de chaleur prolongées, avec des pics à plus de 45°C en juillet et août. En Scandinavie, la Suède et la Finlande ont enregistré des températures supérieures de 4°C aux moyennes saisonnières, tandis que l’Islande a connu des anomalies thermiques de plus de 3°C.
À l’est, l’ouest de la Russie n’a pas été épargné, avec des températures dépassant de 2,8°C les normes, un record depuis le début des relevés météorologiques. Carlo Buontempo, directeur du service Copernicus sur le changement climatique, a déclaré : « Ces chiffres ne sont pas une anomalie ponctuelle, mais le signe d’un réchauffement structurel et accéléré en Europe ».
Un rythme deux fois supérieur à la moyenne mondiale
Le rapport confirme que l’Europe se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde. Alors que la température moyenne globale a augmenté d’environ 1,2°C depuis l’ère préindustrielle, le Vieux Continent affiche une hausse de 2,5°C sur la même période. Cette accélération s’explique en partie par la proximité avec l’Arctique, région où le réchauffement est le plus marqué.
Les experts rappellent que cette tendance aggrave les risques de sécheresses, d’incendies de forêt et de stress hydrique, déjà observés en 2022 et 2023. Petteri Taalas, secrétaire général de l’OMM, a précisé : « L’Europe doit se préparer à des étés de plus en plus extrêmes, avec des conséquences directes sur la santé publique et les écosystèmes ».
Cette accélération du réchauffement en Europe soulève une question centrale : les politiques actuelles de réduction des émissions de gaz à effet de serre suffiront-elles à inverser cette tendance à moyen terme ?
Selon les données de Copernicus et de l’OMM, les pays du sud de l’Europe (Espagne, Italie, Grèce) ont subi les vagues de chaleur les plus intenses, avec des pics à plus de 45°C. La Scandinavie (Suède, Finlande) et l’Islande ont également enregistré des anomalies thermiques records, dépassant de 4°C les moyennes saisonnières.